L’inondation 2026 était clémente. Cette année la pluie a mis plus de temps à arriver. La fin de l’année 2025 a été particulièrement sèche chez nous, aucun débordement à annoncer. La rivière est bien restée dans son lit. Les terres et nappes étaient donc encore prêtes à accueillir une bonne quantité d’eau.
C’est à partir de mi-février, pic de crue de l’Egray, que l’eau est sortie de son lit mais rien d’alarmant. L’année dernière, elle avait presque atteint la terrasse d’Yggdrasil.
Nous sommes pourtant en zone inondable et ce jusqu’à 6m au-dessus du niveau maximal atteint depuis 2023 (et même avant d’après les habitants vivant dans la commune depuis bien plus longtemps).
Nous n’imaginons pas qu’un jour le maximum de la zone inondable définie puisse être atteint par les eaux. Après 40 jours de pluie consécutive cette année, elle a à peine atteint 1m de haut. Comment pourrait-elle atteindre 5,5m de haut ? sans affluents notables ?
L’Egray fait 24.38 km de long. Nous sommes à peu près au milieu. Si le maximum de la zone inondable venait à être atteint, que resterait-il de la France ? Un ensemble d’ilots isolés par les flots ?
L’agriculture syntropique est proche de l’agroforesterie et de la permaculture qui existe depuis les années 1980. Pour plus d’infos sur la syntropie consultez wikipédia. Voici une légère description de notre potager en syntropie, dans un climat tempéré.
Dans notre habitat partagé, nous avons décidé de créer notre potager en respectant, du mieux possible, les règles de la syntropie et plus précisément, celles décrites dans l’ouvrage d’Anaëlle Théry, publié en 2024 aux éditions Terre Vivante, intitulé « Bienvenue en Syntropie« .
Le principe, en très grand résumé, est de planter plus qu’il ne faut, notamment de la biomasse, pour rendre la terre « plus riche » après la culture contrairement à un potager « classique » qui va plutôt l’appauvrir. A la Contré, nous avons l’avantage d’avoir la rivière qui déborde sur cette partie du terrain en hiver, et qui enrichi déjà la terre. Nous l’avons bien vu lorsque nous avons préparé le terrain : quelle terre magnifique !
Alexandra a préparé l’ensemble des plans du potager, ainsi que les dates auxquels il faudrait réaliser les actions du potager. Parmi les activités du potager il y a évidemment les semis, puis les plants, et enfin les plantations. Ensuite vient le temps de « la Maintenance » et donc de l’entretien des plantations et des semis encore en préparation.
Positionnement des planches dans le potager en syntropiedescription des planches du potager en syntropiePlantation de tomates dans le potager en syntropie
Potager près d’une forêt, potager près d’une rivière, ça change quoi ?
Concrètement, c’est une année d’expérimentation. Nous ne savons pas s’il va y avoir des attaques de chevreuils par exemple puisque nous en avons pas mal dans la forêt. Par « sécurité » nous avons mis un filet « à mouton » tout autour du potager, seulement dissuasif (ou pas ?) car non électrifié. Nous avons également planté une haie, pour les années à venir : il va falloir du temps pour qu’elle pousse et devienne un obstacle pour les chevreuils !
Les arbres apportent de l’ombre à certaines heures de la journée. En partant de ce constat, nous avons placé les planches de plantations qui nécessite plus d’ensoleillement plus écartées des bois. Nous avons également deux terres bien différentes : la partie « basse » du potager, près de la rivière, est très riche et humide. La « partie haute » du potager, est plus sèche. Ces informations nous ont également aidé pour définir les zones de plantation.
La rivière nous apporte clairement une terre plus humide naturellement.
Potager en syntropie : qu’est-ce qu’on plante ?
Pour le moment nous avons planté diverses variétés de légumes et fleurs. Certaines sont utiles pour la biomasse, d’autres pour la beauté du paysage et pour faire fuir quelques indésirables. État des lieux à fin mai :
Les fèves sont bien sorties mais remplies de pucerons
Les pommes de terre sous paille sont sorties en partie
Les pommes de terre plantées en pleine terre sont magnifiques
Les radis sont superbes sur une ligne et peu sorties sur une autre
Les carottes commencent à montrer le bout de leurs… fanes
Les tomates sont plantées et bien en place
Les courgettes font leurs premiers jours de vie en pleine terre, et tout va bien
Les épinards ne sont pas au top, et déjà en fleurs/graines… étrange
Les salades sont toutes vivantes, pas d’attaques massives à signaler
Les blettes sont la également, pas encore resplendissantes, mais ça va venir 🙂
Les oignons semblent tous en pleine croissance
Les endives sont attendues, mais pas arrivées
Nous venons de planter les haricots verts, sous filet, pour éviter les limaces et autres insectes, le temps que les plants soient plus robustes
Côté fleurs, les tournesols, les soucis, les capucines et la phacelie sont toutes au rendez-vous. Seul le buffet oiseaux n’a pas fonctionné et nous attendons toujours l’arrivée des coquelicots.
2 points de vigilance : les limaces, nous avons par résignation, mis quelques pièges à la bière ; et les rats taupiers, nous tombons régulièrement sur des galeries sous terre, peut-être qu’ils sont la cause de quelques graines qui ne sont jamais sorties ?
Cette année encore, la rivière n’a pas manqué son rendez-vous : dès le 9 janvier elle est venue nous rendre visite. C’est l’heure de l’inondation 2025.
Elle a au moins atteint le même niveau que le niveau le plus haut de l’année dernière, mais n’arrive toujours pas aux maisons. Il faudra certainement que nous commencions à réfléchir à quelques éléments de sécurité si elle venait à monter plus.
Pour le moment, elle nous enrichi toujours un peu plus la terre pour un potager plein de promesses !
Des inondations en deux sèvres ? L’année de l’achat du lieu (2023) a été particulièrement pluvieuse, notamment à l’automne.
Les pluies ont gorgé d’eau les terrains qui attendent patiemment que la végétation repousse pour se dégorger. Mais voilà, le début d’année 2024 continue d’être pluvieux, et c’est le 22 février 2024 que la rivière décide de sortir de son lit de façon plus impressionnante !
Elle n’atteint pas pour autant les maisons de notre habitat partagé, ni même la terrasse la plus exposée.
C’est notre première montée des eaux sur notre habitat partagé : L’Egray, rivière qui s’écoule en bas du lieu, déborde tous les hivers. Nous le savions. Maintenant, nous le vivons ! C’est impressionnant toute cette eau qui sort de son lit en si peu de temps.
Heureusement rien de gênant, nous étions prévenus. L’eau est là, sur la partie basse du terrain, comme pour nettoyer et enrichir cette terre. Finalement, peut-être devrions nous remercier cet évènement naturel ? Nous verrons au fil du temps…