Chargés comme des ânes, d’une petite centaine de kilo
Il s’agissait en fait d’ânesses, avec leurs sacs sur le dos
Tous ensemble ils se dirigent vers le Sud de la France
Avec amour, ils avancent avec confiance
Et sur le chemin sèment de belles graines de bienveillance
C’est alors avec joie et curiosité que nous les accueillons
Et que ces précieux moments, nous vous les partageons…
Une canicule inattendue
Accueil de pèlerins : dès leur arrivée Jean-Luc et Marie-Odile nous demandent s’ils peuvent rester deux nuits plutôt qu’une : un besoin de repos pour eux et leurs ânesses, India et Esope. Nous acceptons avec plaisir, ça nous permettra de passer un peu plus de temps avec eux.
India et EsopeIndia et Esope
Et puis le lendemain, en voyant la vague de chaleur arriver, nous nous mettons d’accord pour qu’ils restent jusqu’à temps que les températures soient plus clémentes. Ils resteront donc 12 jours avec nous.
C’est vrai qu’on est bien à la Contré. Nous sommes entourés d’arbres, tout proches de l’Egray qui ruisselle et nous apporte de la fraicheur. Les ânesses ont de quoi se nourrir et leurs humains de quoi se reposer et s’occuper.
Initiation d’un four solaire
Jean-Luc aime bricoler et tous les deux souhaitent participer à l’évolution du lieu. C’est alors qu’un nouveau projet naquit : la construction d’un four solaire ! Ils en ont déjà construit pour eux-mêmes et partagent leurs connaissances avec enthousiasme.
Fabrication four solaireFabrication four solaire
A plusieurs nous nous y mettons avec joie et nous réjouissons déjà des nouvelles créations culinaires.
Marie-Odile ne manque pas de nous présenter ses nombreux avantages : le plat ne brûlera jamais mais restera chaud, la cuisson douce rend les aliments plus goûteux, et bien évidemment l’aspect écologique et économique !
Accueil de pèlerins : une belle rencontre
Au fil des jours nous découvrons des personnes au grand cœur et grandes ambitions, des parcours professionnels et personnels très riches et des animaux doux et aimants.
Nous partageons de très beaux moments. Tous ensemble ou en plus petit comité. Au bord de la rivière, à l’atelier ou autour d’un jeu de société.
A leur départ nous nous remercions mutuellement et nous nous disons que ce n’est qu’un au revoir.
Nous leur souhaitons bonne route jusqu’en Ariège !
Le décès de Boubou (aussi appelée « Pirouette »), mamie chatte bien aimée, à l’hiver 2024 avait laissé un vide dans nos cœurs et beaucoup d’espace pour les rongeurs…
Automne 2025, des rats dans le compost, des mulots dans le potager, des souris et musaraignes dans les maisons.
Nous avons beau être proches de la nature, certain·e d’entre nous sont aussi phobiques des rongeurs dans la maison, il a donc fallu réfléchir à des solutions.
Un nouveau félin pour le lieu ?
Chez qui va-t-il vivre ? Va-t-il attaquer les oiseaux et les reptiles qui font partie des joies de la Contré ? Et nos cochons d’inde et lapins nains ?
Un chaton ? Personne n’était prêt.e à se lancer sur plusieurs mois de bêtises et d’éducation.
Alors plutôt un chat adulte, plutôt une adoption… on a fait le tour par internet des assos et des refuges du coin. Coup de cœur sur le refuge de l’association Galia de Fontenay le comte, à 35 minutes de chez nous : https://www.association-galia.fr/actus-blog/
Deux aller-retours sous soleil de plomb, sept jours de délai d’engagement pour l’adoption d’un chat et deux cents euros (partagé entre nous toustes), des croquettes, une litière !
Bref, Aloé arrive à la Contré après avoir miaulé tout le trajet dans sa caisse le mardi 30 juin, par 35°.
A l’accueil ou au déménagement d’un chat, il est indispensable de le maintenir en intérieur pendant 15 jours à 1 mois selon le chat, le temps qu’il prenne ses marques.
Intégration en cours
Après avoir attaqué le chien et eu un peu peur du lapin nain, Aloé a profité des croquettes et des câlins des habitant.e.s. Elle s’est vite habituée et a commencé à explorer la terrasse au bout de 12 jours et la voici, 16 jours plus tard, qui évolue en toute liberté jour et nuit sur le lieu.
Exploration de la ContréAloé grimpe sur le tas de bois
Aloé nous a montré ses talents de chasseuse en déposant une musaraigne morte sous l’oreiller de Max (beurk). Elle n’a pas embêté les lapins et cochons d’inde, en tout cas pas encore et on croise les doigt. Ensuite, elle a croisé plusieurs chiens et commence à savoir les tenir éloignés sans les attaquer. Comment la décrire plus ? elle est curieuse et s’approche de tous les habitant.e.s qui viennent à sa rencontre !!!
Aloé joue
Encore une intégration réussie dans notre petit écosystème.
Mélanie rejoint la Contré : nouvelle intégration réussie
La Contré : nouvelle intégration réussie ! Nous avons pu confirmer la pertinence de notre parcours d’intégration avec l’arrivée de Mélanie. Nous avons utilisé le même que celui utilisé avec Marina.
Comment avons nous fait pour choisir les foyers en immersion ? Nous nous sommes laissé porter, et avons programmé, courant septembre-octobre 3 immersions venant de sources différentes (rencontre précédente, hasard, Habitat Participatif France). La première fin novembre, la seconde fin janvier et la dernière début février.
Pour cette seconde intégration, nous avons vécu plusieurs moments forts en émotions, nous nous sommes trompés, nous nous sommes émerveillés, nous avons douté, nous avons tissé des liens, bref… c’était intense et riche.
Immersion 1 : Sonia
Tout a commencé avec une première personne (que nous nommerons Sonia pour conserver son anonymat). Elle est venue pour une nouvelle grande semaine d’immersion. Sonia était déjà passée nous voir deux fois. Elle est venue une troisième fois avec le souhait de potentiellement habiter le Refuge. Pendant ce nouveau séjour, nous avons pu vivre notre première situation de conflit au sein de la Contré, impliquant Sonia. A la fin de son séjour, nous avons fait le bilan, toustes ensemble, Sonia incluse. Ce bilan a été un échec à plusieurs niveaux :
Nous n’avions pas pris le temps de le préparer. La seule consigne que nous nous étions donnée était de parler en « je » : insuffisant.
Nous avons fait un tour de table où chacun·e pouvait donner son avis sur les temps passés avec Sonia, et où Sonia pouvait donner son avis sur les temps passés au sein de la Contré : Sonia a reçu presque exclusivement des retours négatifs. Elle ne méritait pas ça : échec de méthodologie et de forme.
La colère que Sonia avait pu créer chez certain·es d’entre nous, nous a empêchés d’être dans plus de bienveillance. Peut-être aurions-nous du éviter le retour à chaud ?
Cette expérience nous a tout de même permis de ressentir une belle unité entre les cohabitant·e·s. Elle nous a également fait grandir sur les outils : nous utilisons désormais un outil permettant à la fois de poser « le positif » et « le négatif » que chacun·e a pu vivre lors d’une immersion. Enfin, elle nous a rappelé que nous sommes des humain·e·s qui grandissent à chaque expérience de vie.
Immersion 2 : Mélanie
La seconde immersion prévue était celle de Mélanie. Comme pour toute immersion, nous nous efforçons d’être plus présent·es dans la maison commune. Ainsi, nous nous croisons plus entre cohabitant·es et avec le foyer en immersion. Pendant sa présence, l’unité existante autour de la Contré s’est « re » révélée naturellement : nous prenions beaucoup de plaisir à nous retrouver. Comme nous l’avons finalement évoqué lors du bilan « outillé » en fin de séjour : Avec toi Mélanie, c’est fluide, c’est simple, c’est naturel. C’est un peu comme si tu étais déjà cohabitant·e depuis longtemps.
Immersion 3 : Yoan et Justine
La troisième et dernière immersion prévue était celle Yoann et Justine (que nous nommerons ainsi pour conserver leur anonymat). Le contexte est particulier : il n’y a qu’un jour de battement entre le départ de Mélanie, et l’arrivée de Yoan et Justine. Nous n’avions pas mesuré à quel point une semaine d’immersion pouvait être éprouvante. Avec le recul, nous pensons avoir eu moins d’énergie à consacrer à cette seconde immersion.
Mais revenons à la rencontre : Avec Yoan et Justine, tout a commencé un peu par hasard. Ils allaient découvrir un autre habitat partagé et ont choisi de s’arrêter sur le trajet à quelques kilomètres de chez nous, dans un airbnb, détenu par un couple d’amis. C’est ainsi que 2 d’entre nous les avons rencontrés pour un échange imprévu, mais très intéressant : des envies communes, des projets allant dans la même direction, des valeurs similaires, bref, avec une grande envie d’en savoir plus. Quelques semaines plus tard, nous avons échangé en visio pour que l’ensemble de la Contré puisse les « rencontrer » : l’immersion était la prochaine étape.
Pendant leur séjour, nous avons pu échanger avec grande sincérité et congruence sur nos chemins de vie respectifs, nos envies. Bien sûr nous avons également détaillé le fonctionnement plus « terre à terre » de notre habitat partagé (SCI, parties privées / parties communes, loyers etc.). L’impression que 2 d’entre nous avait eue lors de notre première rencontre s’est confirmée : nous allons dans une direction semblable, nous aurions certainement de belles choses à construire ensemble.
L’heure du bilan « outillé » finit par arriver : l’immersion a été bien vécue pour toustes. Mais maintenant il fallait « faire un choix ».
L’heure du choix
C’était un mercredi soir, après 2 semaines intenses d’immersions, il ne nous restait plus qu’à essayer de choisir lequel des 2 foyers restants nous choisirions. Après le départ de Yoan et Justine, et avant ce fameux mercredi soir, chacun·e d’entre nous était dans le flou, l’indécision totale. Seule certitude partagée : il n’y avait pas de « mauvais choix ».
Nous avons choisi de faire un tour de table où chacun·e pouvait librement s’exprimer sur son ressenti vécu lors de ces 2 immersions, ses « conclusions » s’il y en avait. Le flou était toujours très présent.
Ensuite, nous avons évoqué des détails que chacun·e a pu percevoir. La magie de l’intelligence collective a commencé à pointer le bout de son nez : à force d’échanges, de détails partagés, de fil en aiguille, nous avons fini par tisser, ensemble, le foyer qui nous semblait le plus pertinent pour la Contré.
Bienvenue Mélanie
Quel bilan ?
Des immersions toujours très fournies en échanges, en émotions, en découverte de l’autre. Nous repartons de ces expériences avec plusieurs richesses :
Il est important d’avoir des supports visuels et outils pour nous aider à guider nos pensées et nos intelligences émotionnelles.
Une semaine d’immersion est très intense à la fois pour celles et ceux qui la vivent et pour nous, les co-habitant·e·s. Il n’est plus envisageable d’en enchainer plusieurs sans une bonne semaine (minimum) de « repos ».
L’immersion est très riche et apporte énormément, nous souhaitons reproduire l’expérience : nous proposerons certainement à l’avenir des semaines d’immersions « sans enjeu ». Une sorte de « j’irai dormir chez vous » à la Contré.
Faire confiance à l’intelligence collective, qui va s’enrichir d’une voix supplémentaire
État des lieux des logements restants à la Contré
Mélanie a choisi de vivre dans le refuge. Il ne reste plus qu’un logement à rénover/habiter : la maison des fées, logement de 70m2 plutôt adapté pour une famille. Cette maison nécessite des travaux de remise en état avant de pouvoir s’y installer. Nous imaginons un aménagement possible en 2027/2028.
Ce mardi 6 janvier, l’ensemble des Deux-Sèvres s’est réveillé sous une « épaisse » couche de neige : de 6 à 15 centimètres de belle poudreuse. C’est totalement exceptionnel dans le département. Le dernier épisode notable de neige date de 2018. On pouvait lire à l’époque dans un journal local :
5 et 6 février (2018). Dans la nuit du lundi au mardi, puis le mardi en abondance, la neige est tombée et a paré les rues, les parcs, les toits de son blanc manteau, créant partout de féériques paysages assez rares par ici. Quelques 10 centimètres d’une belle poudreuse, idéale pour les bonhommes de neige. Les services municipaux étaient, eux, sur le pont, pour sabler et sécuriser les voiries.
Ce jour-là tout s’est arrêté, un peu comme une pause qu’il fallait prendre. Aucun intérêt de prendre sa voiture pour encombrer les services de dépannage d’urgence ou se retrouver à gérer notre voiture dans le fossé. Les bus scolaires ne circulaient pas
Un réveil émerveillé sous la neige à la Contré
En ouvrant les yeux, quelle surprise ! Il a bien eu de belles chutes de neige dans la nuit. La Contré a mis son manteau blanc. C’est une première pour nous. Nous n’avons pas envisagé d’essayer de sortir de chez nous en voiture pour amener Anna à l’école : trop de risque, trop de stress pour… ? Bref, Anna a fait comme de nombreux enfant, elle n’est pas allée à l’école. Le mot d’ordre du jour est : on va profiter autant qu’on peut !
Le potager blancLe verger blancLa Contré sous la neigeLa Contré sous la neige
Camille n’était pas en forme, mais nous avons quand même pu aller toucher la neige et nous balader dans la forêt. Quelle balade merveilleuse ! Les branches des arbres qui portent la neige, le craquement de nos chaussures dans la poudreuse, la quête de quelques traces d’animaux, les quelques stalactites formés ici et la. Ensuite c’est l’improvisation d’une piste de luge dans la grande descente de l’observatoire : avec une balançoire comme support de glisse, ce n’est pas si mal 🙂
Visite du boisRuches enneigéesVers la vue magnifique sous la neigeLa vue magnifique sous la neigeNinjaYahouuuu
Que serait une journée neige sans son traditionnel bonhomme de neige ?
Bonhomme de neige
2 Bonhommes de neige
Parmi les nombreux oiseaux vu dans la journée, un rouge gorge est venu s’approcher de la rivière.
Rouge Gorge à la Contré
Rouge Gorge à la Contré
Un mercredi sans risque
Le lendemain, l’école de notre fille reste fermée : avec les pluies verglaçantes qui sont tombées dans la nuit sur la neige restante, il valait mieux être prudent.
Cette deuxième journée marque la fin de cet épisode de neige. Le soleil se lève plus chaud qu’hier, et fait définitivement fondre ce qui restait de neige exposée au soleil.
La neige à l’ombre persiste encore un peu, jusqu’à ce que la pluie s’en mêle. Quelques heures passent, le moment neigeux s’évanouit aussi vite qu’il est arrivé. Il reste bien quelques traces de nos deux bonhommes de neige qui font grise mine au milieu de l’herbe.
Merci pour cette belle parenthèse, pour ces batailles de boules de neige, ces glissades sur une balançoire en plastique sur des pistes improvisées, pour ces balades dans ce doux manteau blanc. A la fois, froid et apaisant, soudain et silencieux, humide et doux. Il restera gravé dans nos cœurs.
La Contré : nouvelle habitante! Nous avons pu expérimenter avec Marina notre parcours d’intégration :
Elle a commencé à participer à une présentation de notre habitat partagé il y a quelques mois, au sein d’un petit groupe de personnes. D’ailleurs, nous participons aux Journées Portes Ouvertes de l’Habitat Participatif organisées par Habitat Participatif France. Si vous souhaitez venir nous rencontrer et en savoir plus sur notre habitat partagé, c’est le bon moment. C’est le 28 septembre 2025 : Plus d’information sur ce lien.
Dans un second temps, Marina a participé à notre « pizza blabla » bimensuel, pour appréhender notre fonctionnement de groupe. Le pizza blabla est notre moment d’échange participatif : chacun peut ajouter des points à notre ordre du jour. Les différents points sont ensuite traités par ordre d’arrivé. C’est ici que nous discutons de nos projets communs, de notre vie commune, de tout ce que l’on souhaite faire partager aux co-habitants.
Enfin, Marina a pu participer et vivre pleinement notre collectif pendant son séjour d’immersion d’une semaine. Nous avons pour l’occasion fabriqué des savons, préparé notre lessive à la cendre, œuvré dans le potager, partagé des moments conviviaux… bref, nous avons vécu comme si Marina était déjà co-habitante. Pendant cette immersion, Marina a d’ailleurs pu vivre un second temps de pizza blabla.
État des lieux des logements
Marina a choisi de vivre dans Yggdrasil, logement qui fait partie de la grande maison. La grande maison de 3 logements est donc complète.
Il reste 2 logements à rénover/habiter :
la maison des fées, logement de 70m2 plutôt adapté pour une famille. Cette maison nécessite des travaux de remise en état avant de pouvoir s’y installer.
Le refuge, petit logement de 40m2, qui nécessite moins de travaux, mais qui n’est pas habitable immédiatement.
La Contré participe aux journées portes ouvertes de l’habitat partagé
C’est une première pour nous ! Nous allons officiellement ouvrir nos portes à celles et ceux qui souhaitent en savoir plus sur notre façon de vivre en habitat partagé. Cette journée portes ouvertes de l’habitat partagé est promue par Habitat Participatif France : plus d’informations sur leur site.
Chaque habitat partagé est unique, ne serait-ce que parce que les habitants y sont différents. Les règles de vie et façon de concevoir l’habitat partagé est également différent d’un lieu à un autre. A la Contré, nous fonctionnons avec des logements individuels associés à un logement commun. Ce logement commun contient la buanderie, la salle de jeux, les chambres d’amis, une grande salle de vie qui permet d’accueillir sereinement famille et amis. L’extérieur est également commun, nous partageons un atelier/garage, un potager, un espace de jeux pour enfants (balançoire, trampoline, petite cabane…) ainsi que tous les espaces naturels (rivière, bois etc.). Côté immatériel, nous fonctionnons avec une gouvernance partagée, essayons de respecter au mieux les êtres que nous sommes, essayons de prendre soin les uns des autres.
Nous préservons au mieux les espaces pour vivre avec les autres êtres vivants, quel que soit leur taille. Pas facile de combattre certaines peurs ancrées parfois, comme la peur des araignées, des serpents, de rongeurs… mais on y travaille.
Pas facile de résumer notre habitat en quelques lignes, le mieux reste de venir nous rencontrer.
Programme de la journée du 28 septembre 2025
10h30 et 15h00 : Accueil et présentation rapide du projet
11h et 15h30 : Visite du lieu suivi d’un temps d’échange
12h : pique-nique sorti du sac
Nous vous proposons également plusieurs temps d’échange sur des sujets plus précis lors de la journée. Nous pourrons entrer dans le détail de notre choix de structure juridique, de notre parcours d’intégration, de notre mode de vie, de la conception syntropique de notre potager, de permaculture humaine etc.