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  • La Contré : ranger son bois de chauffage

    La Contré : ranger son bois de chauffage

    Ranger son bois de chauffage : ça tient et c’est pratique

    Ranger son bois de chauffage demande une bonne méthode pour que le tas de bois tienne et qu’il soit pratique à utiliser pendant la saison de chauffe.

    Attention, tout ce qui est décrit plus bas provient de notre expérience. C’est du concret, du vécu dans un climat assez humide (pour la France) : nous habitons près d’une rivière qui déborde chaque hiver et nous sommes dans une cuvette remplie d’arbres, de végétation. De la mousse se forme sur les joints extérieurs des fenêtres de nos voitures, bref, c’est humide.

    A la Contré, nous avons du bois coupé en « 50cm » pour la chaudière, et du bois en « 30cm » pour nos poêles à bois.

    Pour le rangement nous procédons de la même façon qu’il s’agisse du 50 ou du 30 :

    • Avoir un sol plan : pour que le tas de bois tienne, il faut que les bûches soient stables. La préparation de cette zone n’est à faire qu’une fois mais est primordiale. L’idéal est d’avoir un sol à peu près plat au démarrage et de le terrasser à la pelle et au râteau. Il ne s’agit pas non plus d’être extrêmement précis, mais juste éviter d’avoir une pente qui pourrait faire basculer le tas de bois.
    • Disposer des palettes sur ce sol plan. Elles permettent d’éviter que le bois pourrisse.
    • Ranger le bois correctement sur les palettes. Il ne faut pas se rater. La technique qui fonctionne est d’alterner, par ligne, bûches dans un sens puis bûches dans l’autre sens (perpendiculaires à la ligne précédente) aux extrémités du tas de bois. Au milieu, les bûches peuvent être disposées dans le même sens : Ce qui compte c’est bien la stabilité des extrémités.
    • Chercher la stabilité. Il faut que les bûches qui forment les extrémités soient fendues (les bûches rondes roulent naturellement). Bien sûr, si vous n’avez que des rondes, faites au mieux, mais c’est moins stable (vous ne pourrez pas monter trop haut). L’idéal est d’avoir des bûches de hauteur identique sur une même ligne. Évidemment, c’est rarement le cas… pour une même ligne, il faut privilégier les bûches les plus hautes sur les bords de cette ligne (la pente de la ligne qui viendra par-dessus doit être dirigée vers le tas de bois et non vers l’extérieur).
    • Bâcher. Pour éviter que le bois se mouille, il reste à le bâcher. L’idéal est de ne pas le bâcher avant que la pluie arrive vraiment : il n’est pas nécessaire de bâcher s’il y a un peu de pluie suivie de 3 jours de très beau temps par exemple. Souvent, il n’est pas utile de bâcher avant octobre et on peut débâcher après la saison de chauffe (avril ?). Pourquoi bâcher le plus tard possible et débâcher assez tôt ? pour préserver au maximum la bâche qui s’abime avec les UV puisqu’elle est rangée à l’abri lorsqu’elle n’est pas sur le bois.

    Ranger son bois de chauffage : quels outils ?

    Faut-il passer du temps sur la préparation de son bois pour l’hiver ?

    Lorsque vous vous faite livrer du bois de chauffage, il n’est pas totalement adapté à votre besoin de chauffe dans votre poêle / Insert / Chaudière à bois. Il peut être parfois trop grand, trop gros. Dans ce cas, il y a deux écoles :

    • celleux qui préparent les bûches avant de les mettre sur le tas de bois. Ainsi elles rentrent dans 100% des cas .
    • celleux qui font le tas avec ce qu’ils reçoivent et qui les recoupent/refendent pendant la saison de chauffe, au besoin.

    La méthode utilisée cette année est de préparer au mieux le bois avant l’hiver. C’est plus de travail en fin d’été, mais pas de galère d’hiver. Vous venez de rentrer du bois chez vous pour quelques jours de chauffe et… « mince ma bûche ne passe pas » ou « rhaaaa je n’ai que des grosses bûches, comment je fais partir mon feu ? » ou « oh non, plus de petit bois ». Bref, de quoi râler. Pourtant tout se prépare 🙂

    L’outillage idéal ?

    Ranger son bois de chauffage : outillage
    Ranger son bois de chauffage : outillage

    Pour commencer, il faut penser à prendre soin de soi : casque anti bruit et gants sont normalement de la partie.

    Ensuite il faut 2 bouts de bois (des étalons) correspondant aux tailles limites que votre poêle peut accepter comme bûches. Par exemple, nous avons un poêle « petit godin » qui se charge par le haut. Les bûches ne doivent pas dépasser une certaine longueur (taille du premier bout de bois) et une certaine largeur (taille du 2nd bout de bois). En rangeant votre bois, ces 2 étalons vous permettent d’écarter les bûches qui ne rentreront pas dans votre poêle. Au début vous « mesurerez » la plupart de vos bûches, puis vous aurez l’œil et n’en vérifierez que certaines.

    Pour couper les bûches trop longues, nous utilisons une tronçonneuse d’élagage électrique facile à manier (modèle DUC254 de Makita). C’est largement suffisant pour recouper quelques bûches trop longues.

    Pour fendre des bûches, il faut qu’elles tiennent « debout ». Pour cela, nous avons fabriqué une mini plateforme de coupe. Un bout de tronc d’arbre sur lequel nous avons vissé des planches épaisses et solides (bois dur). Puis sur lesquels nous avons vissé un vieux pneu.

    Ranger son bois de chauffage : pneu
    Ranger son bois de chauffage : pneu

    Pour fendre les bûches trop épaisses, nous utilisons le LOGMATIC-250. Ll’inconvénient est de le trouver en France (peu de revendeur). L »avantage : ça fonctionne très bien (pas d’équivalent aussi robuste sur le marché français, lorsque nous l’avons acheté). Lorsque le fendeur à bûche n’est pas suffisant, nous passons au coin et à la masse (ainsi que la massette pour enfoncer le coin dans la bûche avant de l’attaquer à la masse). Beaucoup plus puissant mais aussi plus lourd, difficile à utiliser, moins précis.

    Ranger son bois de chauffage : bûches à fendre
    Ranger son bois de chauffage : bûches à fendre
    Ranger son bois de chauffage : bûches fendues
    Ranger son bois de chauffage : bûches fendues au LOGMATIC

    Faire prendre un feu

    Lorsque l’on allume un feu, nous allons avoir besoin de plusieurs « types » de bûches :

    • Des bûches d’allumage, qui sont des bûches qui sont fendues en gros bout de bois.
    • Des bûches tenue longue durée qui sont celles qui rentrent tout juste dans votre poêle. Elles mettent beaucoup de temps à se consumer. C’est pratique lorsque vous n’êtes pas disponible pour alimenter votre feu et que vous voulez conserver une flamme.
    • Les bûches de brûle sont celles qui vous utilisez pour alimenter votre poêle après allumage.

    Il existe plusieurs stratégies pour allumer votre feu, à vous de trouver la vôtre. Ici nous mettons un allume feu dans une poignée de petit bois. Sur ce petit bois, nous disposons quelques bûches d’allumage. Dès qu’il est bien prit et qu’il y a de la place, nous alimentons le feu avec du bois de brûle.

    Ranger son bois de chauffage : un tas par type ?

    Cette année nous testons de faire une « colonne » de bois d’allumage pour plusieurs colonnes de bois de brûle. Ces colonnes sont dans le tas de bois. Nous n’avons pas séparé les bûches de tenue longue durée.

    Ranger son bois de chauffage : tas de bois détaillé
    Ranger son bois de chauffage : tas de bois détaillé

    Lorsque nous utilisons le bois, nous le prenons « par ligne » pour éviter toute chute du tas de bois.

    Voilà pour notre expérience de gestion du bois de chauffage, en espérant qu’elle vous soit utile.

  • La Contré : fabrication de savons maison

    La Contré : fabrication de savons maison

    Savons maison : la saponification à froid

    Il est facile de réaliser ses savons maison, en suivant une recette et en prenant quelques précautions, lorsque l’on utilise le procédé de saponification à froid.

    Dans cet article, nous parlerons uniquement des savons que nous fabriquons à la Contré, et non de l’ensemble des processus de fabrication de savons. Il existe suffisamment d’articles sur Internet (comme celui du site assez complet « il était un savon« ) si vous souhaitez plus de détails techniques et théoriques.

    En quelques mots, la saponification à froid consiste à générer une réaction chimique entre des corps gras, des huiles, et une base (notion de chimie : le contraire de l’acide). Cette réaction crée du savon qui conserve les bienfaits des huiles utilisées :  effet douceur, hydratant, antioxydant, protecteur, émollient, nourrissant, adoucissant etc.

    Ainsi, pour fabriquer notre savon maison, nous avons choisi d’utiliser des huiles BIO : nous en mettons sur notre corps à chaque fois que nous le lavons, autant qu’elles ne contiennent pas de pesticides.

    Savons maison : quelques précautions

    Attention, la fabrication de notre savon maison nécessite d’appliquer quelques précautions.

    • Les enfants tu écarteras : L’utilisation de soude caustique n’est pas à laisser entre toutes les mains, notamment celles des enfants, qui doivent être écartés de la zone où seront fabriqués les savons.
    • Des protections tu utiliseras : La soude, ça brûle ! Les huiles c’est gras ! Mettre des gants résistants (type « mapa ») te permet d’éviter de t’abimer la peau. Un tablier pour protéger tes vêtements, et pourquoi pas des lunettes de protection pour prévenir d’éventuelles projections/vapeurs. Tu peux aussi utiliser une grande bâche pour protéger la table que tu utiliseras pour confectionner tes savons.
    • Dans une zone aérée tu seras : la réaction chimique génère des vapeurs qu’il ne faut pas respirer
    • Du vinaigre blanc tu auras à disposition : En cas de contact de la soude avec votre peau, mettez-y immédiatement du vinaigre blanc pour annuler l’action de la soude (brulure). Petit rappel de chimie : la soude (une base forte, ph >7) associé à du vinaigre (de l’acide, ph <7) redevient neutre : le mélange acide-base se transforme en sel et en eau.
    • Des ustensiles consacrés au savon, tu prévoiras : Nous avons fait le choix d’avoir « une caisse à savon » dans laquelle nous mettons tous les objets utilisés pour la fabrication du savon. Ces objets ne servent qu’à ça. Vu la dangerosité de la soude, nous ne voulons pas jouer avec notre santé en risquant d’en ingérer par manque de nettoyage ou autre raison.
    • Des ustensiles en bois tu utiliseras : la soude est corrosive et attaque le métal. Il faut donc toujours utiliser des outils autre que métalliques dès que vous manipulez les savons en cours de fabrication. Nous vous conseillons de prendre des outils en bois que nous n’utiliserez que pour faire les savons.

    Savons maisons : notre recette de base

    Maintenant que toute la partie sécurité est en place, il ne reste plus qu’à créer.

    Quel matériel ?

    • 2 casseroles
    • Des touillettes en bois (genre baguettes chinoises, cuillères en bois)
    • Une balance
    • Un mixeur plongeant
    • Des moules pour vos savons
    • Une grande bâche de protection pour la table
    • Des gants/masques/tabliers pour chacun·e·s
    • des éponges, torchons et produits vaisselle afin de s’assurer que tout ce qui est manipulé avec de la soude est bien mis de côté
    • Si vous mettez de la couleur : des bocaux en verre (genre bocaux d’haricots verts vides).
    savon maison matériel
    Savons maison : le matériel

    Quels ingrédients ?

    Pour réaliser 1kg de savon, nous utilisons :

    • 250 grammes d’huile de coco
    • 100 grammes d’huile de karité
    • 200 grammes d’huile de ricin
    • 150 grammes d’huile de Colza
    • 300 grammes d’huile d’olive
    • 380 grammes d’eau déminéralisée
    • 136,42 grammes de soude caustique (136 grammes, ça fonctionne 😉 )
    • Si vous mettez de la couleur : des colorants –> voir recette plus fun
    • Si vous mettez des odeurs : des huiles essentielles BIO (et périmés ?) –> voir recette plus fun

    Est-ce que je peux remplacer une huile par une autre ? modifier une quantité ? la réponse est simple : NON. Le processus de saponification est un calcul qui dépend des propriétés des huiles utilisées. La modifier fera rater votre fabrication. Vous pouvez aussi faire votre propre recette en vous appuyant sur le site qui a servi de base à notre recette : https://soapcalc.net/calculator

    La recette

    Lisez bien toute la recette dans sa globalité avant de vous lancer, pour prendre en compte tous les détails importants.

    Jour 1 : préparation du mélange
    • Vous pouvez vous équiper (gants, tablier, lunettes etc.)
    • Mettre l’eau déminéralisé dans un récipient, y verser la soude caustique (et non l’inverse !) : la soude va faire chauffer l’eau et créer des vapeurs à ne pas respirer. Mettez ce mélange dans une zone ventilée, loin de vous, et attendez qu’il refroidisse : il faut qu’il redescende entre 35 et 50°. Attention, à garder un œil sur le mélange, personne ne doit s’en approcher (risque de brulure).
    savon maison : eau déminéralisée
    Utilisation d’eau déminéralisée
    savon maison : mélange eau et soude
    Savons maison : mélange eau et soude
    • En attendant, dans une casserole, mélanger toutes les huiles. Ensuite, faites chauffer tout doucement les huiles afin que le mélange soit homogène et liquide et atteigne 35-50°.
    savon maison : huiles chauffées
    Les huiles chauffées
    • Lorsque les 2 préparations sont à température équivalente (35-50°), versez la soude dans les huiles (et non l’inverse !). Plongez le mixeur dans ce mélange final et commencez à mixer par intermittence tout en remuant. En quelques dizaines de secondes, la trace finit par apparaitre.
      • La trace ? Lorsque vous mixez votre mélange, il s’épaissit. Il ne faut pas qu’il soit trop épais, ni trop liquide. L’indicateur ? la trace. Pour la trouver ? il faut arrêter le mixeur et le sortir du mélange. Si la trace du mixeur reste visible quelques instants sur la surface du mélange, vous l’avez trouvée ! Si elle disparait, c’est trop liquide. Si elle reste trop longtemps, c’est peut-être trop solide : vous n’aurez certainement pas le temps de faire de la couleur. Restez sur la recette simple.
    savon maison : mélange mixé
    Le mélange mixé
    savon maison : la TRACE
    Savons maison : la TRACE
    Jour 1 : moulage
    • Quand la trace est là, vous pouvez verser le mélange obtenu dans vos récipients à savons. De notre côté, nous utilisons des moules à gâteau en silicone (facile à démouler).
    savon maison : en cours de création
    Savons en cours de création
    savon maison : savons décorés
    Futurs savons décorés avec des couleurs
    savon maison : savons colorés
    Savons colorés
    • Les récipients remplis doivent être laissés dans un lieu ventilé et inaccessibles aux enfants et animaux, pendant 48h. Il est recommandé de les recouvrir d’un lange, une serviette, pour les maintenir au chaud afin d’accélérer le processus de saponification.
    Quelques jours plus tard
    • Au bout de 48h, vous pouvez démouler vos savons en portant des gants et avec précaution : vos savons sont encore un peu mous. Laissez-les finir de sécher, toujours dans un endroit ventilé inaccessible aux enfants et animaux, pendant 4 semaines.
    savon maison : démoulage
    Démoulage
    savon maison : démoulage
    Démoulage
    Quelques semaines plus tard
    • 4 semaines plus tard, vous pouvez les stocker dans une boite pour être utilisé quand bon vous semblera. Ils doivent être à l’abri de la lumière et de la chaleur pour optimiser leur conservation qui peut durer plusieurs années (du moins c’est ce qu’il parait, nous les conservons rarement aussi longtemps !).
    savon maison : c'est  prêt
    C’est prêt

    A noter : sur l’image, les savons jaunes sont ceux qui n’ont pas de couleur. Les autres sont colorés (voir recette plus fun).

    Savons maison : notre recette plus fun

    C’est la même que la recette de base, mais nous ajoutons des colorants naturels pour faire des savons plus jolis (c’est un peu plus long à faire, mais beaucoup plus fun). Parfois, nous mettons aussi de vieilles huiles essentielles BIO périmés pour donner une touche odorante aux savons.

    AJOUT D’ODEUR

    Lors de l’étape 5, AVANT d’obtenir la trace, versez votre huile essentielle dans le mélange. Puis mélangez jusqu’à obtenir la trace.

    AJOUT DE COULEUR

    Lors de l’étape 5, APRÈS avoir obtenu la trace, au lieu de verser le mélange directement dans les moules, versez le mélange dans autant de bocaux que vous voulez de couleurs différentes. A noter : le savon est jaune par défaut. A prendre en compte lorsque vous mettez les colorants (qui vont se mélanger au jaune du savon).

    savon maison couleur
    Savon maison : mélange de couleurs

    Par exemple, si vous mettez du colorant bleu dans un bocal contenant la préparation, vous obtiendrez un mélange vert (bleu et jaune = vert).

    Dans chaque bocal, vous mettez une cuillère à café du colorant de votre choix puis vous mélangez le contenu du bocal. Vous obteniez ainsi autant de couleur différente que de bocaux. Vous pouvez d’ailleurs laisser un bocal sans colorant pour avoir du jaune.

    Il ne vous reste plus qu’à laisser libre court à votre imagination et mettre dans les moules les mélanges de couleur de votre choix.

    Attention : le savon durcit assez vite, vous devez faire cette création rapidement.

  • Lessive à la cendre

    Lessive à la cendre

    La lessive à la cendre : une lessive écologique et économique

    La lessive à la cendre est à la fois économique et écologique. Économique ? Elle ne coute rien, vraiment rien. Les ingrédients pour la concocter sont simple : de la cendre filtrée (sans copeaux de charbon de bois), de l’eau (de pluie si possible) et c’est tout. Vous pouvez récupérer la cendre de votre poêle/cheminée/chaudière bois/barbecue. Si vous ne produisez pas de cendre ? vous pouvez toujours vous en procurer chez quelqu’un qui en a un, ou choisir une autre lessive maison.

    Cette lessive est également très écologique : elle ne rejette pas de produits nocifs pour l’environnement vu ce qu’elle contient 😉

    La lessive à la cendre : une lessive sans inconvénients ?

    Nous pouvons lui reprocher de devoir être étendue rapidement après lavage. Comme elle n’est pas parfumée, elle ne masque pas l’odeur que dégage du linge mouillé entassé dans un endroit clos (le tambour de la machine à laver). Il vaut donc mieux l’étendre sans trop attendre pour éviter les mauvaises odeurs.

    Elle n’est pas aussi efficace que d’autres lessives sur des tâches tenaces. Lorsqu’on a des vraies tâches, un petit coup de savon détachant avant de le mettre dans la machine, et la tâche n’est plus qu’une histoire ancienne.

    La lessive à la cendre : une lessive « sans »

    J’aime beaucoup dire que notre lessive est une lessive sans. Contrairement à la plupart des lessives du commerce qui te donnent l’impression de prendre des risques à chaque fois que tu l’utilises (cf un article de comparaison de lessives) Pourquoi ? tout simplement parce qu’elle est :

    • Zéro déchet :
      • Sans plastique (pas de capsule, ni emballage plastique).
      • Sans carton (pas d’emballage).
    • Hypoallergénique :
      • Sans conservateurs, connus pour être allergisants.
      • Sans parfums, qui sont également allergisants.
    • Honnête :
      • Sans odeurs, plus de doute possible sur la propreté de son linge : soit il ne sent rien et il est propre, soit il sent mauvais et retour à la machine. Une lessive avec du parfum masque le linge mal lavé, mal séché.
    • Respectueuse de son environnement :
      • Sans rejets de produits nocifs dans l’environnement.
    • Sans prise de tête :
      • Se conserve au moins 6 mois : nous n’avons jamais conservé cette lessive plus de 6 mois vu que nous l’utilisons et en refabriquons au moins tous les 6 mois. Nous la conservons dans des bidons de 5 litres propres, qui contenaient de l’eau déminéralisée ou du vinaigre blanc. Nous l’avons également conservé dans des bocaux en verre, ça fonctionne aussi, mais c’est moins pratique à l’usage. Bref, utiliser un contenant de récup propre, ça fonctionne bien.
      • Sans difficulté de fabrication : Facile à réaliser soit même.
      • Sans chichi : efficace tout simplement.

    La lessive officielle de la Contré

    Ici à la Contré, nous produisons de la cendre, la seule matière première dont nous avons besoin pour fabriquer la lessive à la cendre. L’eau de pluie se récupérant facilement avec un récupérateur d’eau. Au fil du temps, elle est devenue la lessive utilisée par tous les habitants au vu de ses avantages.

    Recette de la lessive à la cendre

    Nous fabriquons notre lessive à la cendre en suivant cette recette qui s’étale sur 3-4 jours. Le premier jour, vous aurez besoin de seau(x), de cendre et d’eau. Le dernier jour, vous aurez besoin de 2 contenants de 10L minimum, d’un entonnoir, de bidons vides (ou autre contenant qui stockera votre lessive), de 3 torchons (1 « grosses mailles » et 2 « mailles plus fines »).

    La recette de la lessive à la cendre, au jour le jour

    • Jour 1 :
      • Mettre dans un seau, 100g de cendre filtrée par litre d’eau. Pour gagner du temps, nous utilisons un seau de maçon de 11 litres. Nous mettons 1kg de cendre au fond et nous remplissons le seau jusqu’au trait de 10 litres.
      • Touiller le mélange obtenu : vous obtenez un mélange « gris/marron » la plupart du temps.
      • Laisser décanter au moins 48h, tout en le remélangeant 1 à 2 fois par jour : l’idée étant de faire remonter la potasse en surface.
      • Il faut compter 20min pour faire 4 seaux.
    • Jour 2 :
      • Le matin et le soir : remélanger le contenu du/des seau(x) et laisser reposer.
    • Jour 3 :
      • Le matin et le soir : remélanger le contenu du/des seau(x) et laisser reposer.
    • Jour 4 :
      • Après vérification que le liquide en surface est bien « savonneux », vous pouvez commencer la filtration. Il vous suffit de toucher le liquide en surface pour tester le côté savonneux.
      • Sur un premier récipient de contenance minimale de 10L, fixez un torchon (avec des pinces à linges par exemple) aux mailles plutôt lâches. Faites basculer le seau de lessive lentement sur le torchon et arrêtez-vous avant que le fond du seau n’arrive sur le torchon. L’objectif est de filtrer les grosses particules restantes sans boucher les mailles du torchon avec le fond du seau.
      • Sur un second récipient de contenance minimale de 10L, fixer les 2 torchons de mailles plus fines,l’un sur l’autre. Faites-y passer le contenu de votre premier récipient.
      • Et voilà, votre lessive est prête à l’usage. Il ne vous reste plus qu’à la verser dans vos bidons/bocaux… à l’aide de l’entonnoir. Vos contenants sont maintenant remplis de lessive maison.
      • Il faut compter une petite heure pour faire 4 seaux.

    Quel rendement ?

    4 seaux de 10L de mélange eau et cendre nous permettent d’avoir facilement une trentaine de litres de lessive. Nous pourrions chercher à filtrer plus, mais le jeu n’en vaut pas la chandelle. La fin des seaux est trop mélangée à la cendre du fond du seau. Trop de solide pour peu de liquide.

    Petite astuce si vous voulez optimiser votre rendement (au prix de quelques heures d’attente) : quand vous arrivez à la fin du second seau, videz le dans la fin du premier seau (qui contient de la cendre et un peu de lessive). Faite de même avec tous les seaux. Laisser reposer quelques heures. Ce « nouveau » seau peut de nouveau être filtré, et vous récupérerez quelques litres de lessive en plus.

    Quelles économies réelles ?

    En considérant que vous utilisez de l’eau de pluie (gratuite) et que vous récupérez de la cendre gratuitement, alors vous fabriquez 30 litres de lessive à la cendre gratuitement en environ 1h30 de temps cumulé.

    Si on considère une lessive « moyenne gamme » à 3.5€/litre, ça vous fait économiser une centaine d’euros.

    Si on considère une lessive respectueuse de l’environnement, qui est plus autour de 5€/litre, vous êtes à 150€ d’économie.

    Et si on compare au temps passé ? Il faut que vous trouviez un métier qui vous rapporte quand même entre 50 et 75€ de l’heure, soit entre 7 500€ et 11 000€ par mois. Si vous êtes en dessous de ce salaire, vous pouvez même faire un peu de « sans solde » pour fabriquer votre lessive, vous serez gagnant (en ne comptant que l’aspect économique).

    Utilisation de la lessive à la cendre

    Quelle quantité de lessive faut-il mettre dans la machine ? Pour une machine de 6-8kg, nous utilisons un ancien bouchon de lessive non concentrée que nous remplissons. Le mieux étant de tester ce qui vous convient.

    Pour avoir une lessive plus concentrée, il suffit d’augmenter la quantité de cendre par litre d’eau. A noter que certaines recettes parlent plutôt de 50g de cendre par litre. Nous sommes donc déjà sur une lessive plutôt concentrée.

    Conclusion

    Notre retour sur expérience de la lessive à la cendre est simple. Nous l’utilisons pour notre famille de 2 adultes, 2 enfants (21 mois et 8 ans, au jour où j’écris ces lignes). Nous sommes en couches lavables depuis la naissance de notre première fille et continuons à les utiliser pour la seconde. Autant dire que nous faisons tourner très régulièrement notre machine à laver. Nous utilisons cette lessive depuis plus de 6 ans, sans avoir eu envie d’en changer.

    Bref, pas grand-chose à lui reprocher, et beaucoup d’avantage à l’utiliser : économique, écologique, hypoallergénique, efficace (hors tâches tenaces), zéro déchets, simple, sans produits dangereux… et parfait pour la peau sensible de bébé d’après nos expériences.

  • Récolte de l’ail des ours

    Récolte de l’ail des ours

    Nous sommes le 19 mars 2025. Nous avons la chance d’avoir de l’ail des ours dans notre terrain, alors nous en profitons ! La récolte de l’ail des ours est simple, il suffit d’avoir quelques clés de réussite.

    Comment récolter l’ail des ours ?

    L’ail des ours se récolte dans l’idéal avant la floraison. Il ne faut jamais arracher le pied, mais seulement cueillir les feuilles les plus jeunes que l’on reconnait facilement avec leur couleur plus clair et leur taille plus petite. Parmi les règles d’or de la cueillette il y a celle de ne pas tuer la plante. D’où la cueillette de « quelques feuilles » par pied, l’essentiel étant d’en laisser pour que le plant survive.

    Comment cuisiner l’ail des ours ?

    Vous trouverez plein d’idées sur Internet. Par exemple une recette de pesto à l’ail des ours.

    Nous avons choisi de faire un pesto à l’ail des ours, ou plutôt des pestos à l’ail des ours ! La base est toujours la même : des feuilles d’ail des ours, de l’huile d’olives bio, du sel et du croquant (noisettes/noix/amandes concassées). Dans un pot, nous avons remplacé une partie de l’huile d’olives par de l’huile de noisettes. Ensuite, dans chacun des pots, nous avons mis du croquant : parfois des noisettes concassées, parfois des noix concassées, parfois des amandes concassées ou un mélange. Bref, libre court à l’imagination.

    Et c’est bon ?

    Franchement, c’est top ! un petit goût de revient-y et ce, quelle que soit la recette finalement. Merci à Maxime pour cette idée et pour sa concrétisation. Le rendez-vous est pris pour l’année prochaine, à la même saison.

    Intéressé pour nous accompagner dans l’expérience et repartir avec votre pot d’ail des ours cuisiné ? N’hésitez pas à nous contacter au début du mois de mars, nous vous ferons découvrir avec joie ce plaisir de cueillette et de cuisine partagé.

  • Chantier yourte : création d’une mezzanine

    Chantier yourte : création d’une mezzanine

    En quelques mots

    Nous avions prévu de faire une mezzanine dans la yourte pour gagner un peu d’espace en hauteur. Les murs font 2m30 de haut, nous sommes partis sur une mezzanine qui sera à 2m10 de haut pour gagner quelques précieux centimètres et pouvoir tenir debout sur certaines zones de la mezzanine. Maxime est encore de la partie, et nous avançons à 2 avec l’aide de Cécile et Alexandra de temps en temps, notamment pour le ponçage.

    Dans une yourte, tout doit être calé au cm pour optimiser l’espace, y compris la position des murs et des poteaux qui supportent le poids de la mezzanine.

    Élaboration du plan

    Cela fait quelques mois que nous travaillons sur le plan. Nous avons tracé un cercle sur une feuille et avons commencé à y intégrer les murs. Ensuite, nous avons tracé nos meubles (à la bonne échelle) sur papier pour pouvoir les découper. Et c’est la que tout commence : on déplace, on replace, on redéplace pour arriver… petit à petit… à notre aménagement final ! Désormais, plus question d’y revenir : c’est l’heure de l’action.

    Lancement de la construction

    Le chantier commence dès le mois d’octobre. Nous commençons par matérialiser les murs au sol avec des liteau de 4m. Bizarrement, ça agrandit la yourte de dessiner des séparations :-D. Ensuite, nous construisons la structure d’un premier mur, puis d’un second pour finir avec 4 murs. En parallèle, nous solidarisons ces murs avec des solives et des poteaux, qui sont toutes poncés à la ponceuse. Ça prend un temps fou !

    Les pièces sous la mezzanine ont une forme de camembert. Pour simplifier la pose du plancher de la mezzanine, nous partons sur des solives parallèles qui ont donc presque toutes des angles « non droits » avec les murs. Au final, après ponçage, il faut compter 1h de travail par solive posée (pour la préparation des découpes et les découpes). Pour terminer la structure de la mezzanine, nous y passons bien 2 mois.

    Enfin, il y a le plancher à poser sur la mezzanine pour la terminer. C’est chose faite le 9 décembre 2024.

  • Cabane des petites bêtes : acte 2

    Cabane des petites bêtes : acte 2

    Si vous avez manqué le premier article, vous pouvez consulter « la cabane des petites bêtes : acte 1« .

    Un chantier par petite touche

    Le chantier de construction de la cabane des petites bêtes n’est pas prioritaire, mais reste cependant important, notamment de le finir avant les grands froids de l’hiver. L’idée étant que nos petites bêtes soient au chaud, sans pour autant que ça nécessite beaucoup de manutention de la part de leurs humains 🙂

    C’est après avoir mis un coup accélérateur pour terminer la toiture du garage que ce chantier peut finalement arriver à son terme. Nous avons même réussi notre pari : réutiliser le bois de la cabane entre les frênes , et d’autres bois de récup pour faire la construction. Le résultat est insolite mais tellement esthétique à notre goût !

    Cabane des petites bêtes : un chantier qui s’appuie sur la réutilisation de matériaux

    Petit avant après pour l’utilisation des matériaux :

    • Avant -> utilisation dans la cabane des petites bêtes
    • Plancher de reste -> plancher de la cabane
    • Pierres trouvées sur le lieu -> fondations
    • Palettes de récupération -> fondations
    • Poteaux de la cabane -> charpente
    • Volige/Murs de la cabane -> Volige / Murs
    • Tuiles de la cabane -> Tuiles
    • Reste de pare-pluie du garage -> pare pluie
    • Reste de volige du garage -> Murs
    • Ancien volet -> Mur
    • Reste de plexiglas -> fenêtre de la cabane
    • Ancienne porte en chêne d’une maison -> porte d’entrée

    A côté de ça, nous avons du acheter des vis et du grillage pour éviter que des rongeurs puisse entrer dans la cabane par le sol et pour éviter la fuite des petites bêtes 🙂

    Reste à faire : toilettes sèches pour l’été

    Cette cabane est actuellement utilisée par les petites bêtes, il faudra que nous la retravaillions pour y inclure des toilettes sèches pour avoir des toilettes extérieures pour nos « visiteurs », ou pour nous même d’ailleurs.

    Bien sur nous n’en sommes pas encore à proposer à nos visiteurs « comment chier dans les bois » , nous avons d’autres wc à disposition. Ça reste cependant un plaisir simple d’être dehors pour faire ce que chacun fait plusieurs fois par jour. Vous n’avez jamais essayé ? peut-être est-ce l’occasion en venant nous rendre visite 🙂

  • Fabrication de notre yourte

    Fabrication de notre yourte

    Rapidement dans notre projet, Cécile et moi avons décidé de vivre en Yourte pour limiter nos besoins, vivre plus près de la nature, nous aider à retrouver l’essentiel.

    Maxime accepte de m’aider à fabriquer notre petit cocon pendant les 4 semaines de chantier prévu par l’atelier de la Frênaie. Début du chantier le 17 juin 2024.

    Pendant 4 semaines nous allons fabriquer les murs, les perches, la couronne, les Poteaux, protéger les huisseries fabriquées par un menuisier, découper/assembler la toile déco intérieure, découper/assembler l’isolation en laine de mouton, imperméabiliser les coutures de la toile extérieure, fabriquer le sous plancher, le lambourdage, le sur plancher, préparer tous les accessoires (drisse, araignée, sangle, bavette, piquets, bloc porte…) et enfin faire un montage à blanc sur place.

    4 semaines plus tard, c’est le jour du rapatriement. Location d’un camion de déménagement et stockage de la yourte dans la maison des fées en attendant son montage final, en septembre 2024.

  • DIY toilettes sèches

    DIY toilettes sèches

    DIY toilettes sèches : Une fuite dans les toilettes d’Yggdrasil a été le déclencheur. Nous allons passer petit à petit aux toilettes sèches dans les logements (en concertation avec les habitants). C’est l’heure du « faire plutôt que faire faire ».

    Pour Yggdrasil utilisée en maison commune pour le moment, c’est fait. Après lecture de tutos sur Internet et adaptation avec l’espace disponible et les matériaux de récup, voici donc nos premières toilettes sèches.

    Pour plus d’informations sur la Contré, notre habitat partagé près de Niort (79), poursuivez la visite du site.