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  • La Contré : ranger son bois de chauffage

    La Contré : ranger son bois de chauffage

    Ranger son bois de chauffage : ça tient et c’est pratique

    Ranger son bois de chauffage demande une bonne méthode pour que le tas de bois tienne et qu’il soit pratique à utiliser pendant la saison de chauffe.

    Attention, tout ce qui est décrit plus bas provient de notre expérience. C’est du concret, du vécu dans un climat assez humide (pour la France) : nous habitons près d’une rivière qui déborde chaque hiver et nous sommes dans une cuvette remplie d’arbres, de végétation. De la mousse se forme sur les joints extérieurs des fenêtres de nos voitures, bref, c’est humide.

    A la Contré, nous avons du bois coupé en « 50cm » pour la chaudière, et du bois en « 30cm » pour nos poêles à bois.

    Pour le rangement nous procédons de la même façon qu’il s’agisse du 50 ou du 30 :

    • Avoir un sol plan : pour que le tas de bois tienne, il faut que les bûches soient stables. La préparation de cette zone n’est à faire qu’une fois mais est primordiale. L’idéal est d’avoir un sol à peu près plat au démarrage et de le terrasser à la pelle et au râteau. Il ne s’agit pas non plus d’être extrêmement précis, mais juste éviter d’avoir une pente qui pourrait faire basculer le tas de bois.
    • Disposer des palettes sur ce sol plan. Elles permettent d’éviter que le bois pourrisse.
    • Ranger le bois correctement sur les palettes. Il ne faut pas se rater. La technique qui fonctionne est d’alterner, par ligne, bûches dans un sens puis bûches dans l’autre sens (perpendiculaires à la ligne précédente) aux extrémités du tas de bois. Au milieu, les bûches peuvent être disposées dans le même sens : Ce qui compte c’est bien la stabilité des extrémités.
    • Chercher la stabilité. Il faut que les bûches qui forment les extrémités soient fendues (les bûches rondes roulent naturellement). Bien sûr, si vous n’avez que des rondes, faites au mieux, mais c’est moins stable (vous ne pourrez pas monter trop haut). L’idéal est d’avoir des bûches de hauteur identique sur une même ligne. Évidemment, c’est rarement le cas… pour une même ligne, il faut privilégier les bûches les plus hautes sur les bords de cette ligne (la pente de la ligne qui viendra par-dessus doit être dirigée vers le tas de bois et non vers l’extérieur).
    • Bâcher. Pour éviter que le bois se mouille, il reste à le bâcher. L’idéal est de ne pas le bâcher avant que la pluie arrive vraiment : il n’est pas nécessaire de bâcher s’il y a un peu de pluie suivie de 3 jours de très beau temps par exemple. Souvent, il n’est pas utile de bâcher avant octobre et on peut débâcher après la saison de chauffe (avril ?). Pourquoi bâcher le plus tard possible et débâcher assez tôt ? pour préserver au maximum la bâche qui s’abime avec les UV puisqu’elle est rangée à l’abri lorsqu’elle n’est pas sur le bois.

    Ranger son bois de chauffage : quels outils ?

    Faut-il passer du temps sur la préparation de son bois pour l’hiver ?

    Lorsque vous vous faite livrer du bois de chauffage, il n’est pas totalement adapté à votre besoin de chauffe dans votre poêle / Insert / Chaudière à bois. Il peut être parfois trop grand, trop gros. Dans ce cas, il y a deux écoles :

    • celleux qui préparent les bûches avant de les mettre sur le tas de bois. Ainsi elles rentrent dans 100% des cas .
    • celleux qui font le tas avec ce qu’ils reçoivent et qui les recoupent/refendent pendant la saison de chauffe, au besoin.

    La méthode utilisée cette année est de préparer au mieux le bois avant l’hiver. C’est plus de travail en fin d’été, mais pas de galère d’hiver. Vous venez de rentrer du bois chez vous pour quelques jours de chauffe et… « mince ma bûche ne passe pas » ou « rhaaaa je n’ai que des grosses bûches, comment je fais partir mon feu ? » ou « oh non, plus de petit bois ». Bref, de quoi râler. Pourtant tout se prépare 🙂

    L’outillage idéal ?

    Ranger son bois de chauffage : outillage
    Ranger son bois de chauffage : outillage

    Pour commencer, il faut penser à prendre soin de soi : casque anti bruit et gants sont normalement de la partie.

    Ensuite il faut 2 bouts de bois (des étalons) correspondant aux tailles limites que votre poêle peut accepter comme bûches. Par exemple, nous avons un poêle « petit godin » qui se charge par le haut. Les bûches ne doivent pas dépasser une certaine longueur (taille du premier bout de bois) et une certaine largeur (taille du 2nd bout de bois). En rangeant votre bois, ces 2 étalons vous permettent d’écarter les bûches qui ne rentreront pas dans votre poêle. Au début vous « mesurerez » la plupart de vos bûches, puis vous aurez l’œil et n’en vérifierez que certaines.

    Pour couper les bûches trop longues, nous utilisons une tronçonneuse d’élagage électrique facile à manier (modèle DUC254 de Makita). C’est largement suffisant pour recouper quelques bûches trop longues.

    Pour fendre des bûches, il faut qu’elles tiennent « debout ». Pour cela, nous avons fabriqué une mini plateforme de coupe. Un bout de tronc d’arbre sur lequel nous avons vissé des planches épaisses et solides (bois dur). Puis sur lesquels nous avons vissé un vieux pneu.

    Ranger son bois de chauffage : pneu
    Ranger son bois de chauffage : pneu

    Pour fendre les bûches trop épaisses, nous utilisons le LOGMATIC-250. Ll’inconvénient est de le trouver en France (peu de revendeur). L »avantage : ça fonctionne très bien (pas d’équivalent aussi robuste sur le marché français, lorsque nous l’avons acheté). Lorsque le fendeur à bûche n’est pas suffisant, nous passons au coin et à la masse (ainsi que la massette pour enfoncer le coin dans la bûche avant de l’attaquer à la masse). Beaucoup plus puissant mais aussi plus lourd, difficile à utiliser, moins précis.

    Ranger son bois de chauffage : bûches à fendre
    Ranger son bois de chauffage : bûches à fendre
    Ranger son bois de chauffage : bûches fendues
    Ranger son bois de chauffage : bûches fendues au LOGMATIC

    Faire prendre un feu

    Lorsque l’on allume un feu, nous allons avoir besoin de plusieurs « types » de bûches :

    • Des bûches d’allumage, qui sont des bûches qui sont fendues en gros bout de bois.
    • Des bûches tenue longue durée qui sont celles qui rentrent tout juste dans votre poêle. Elles mettent beaucoup de temps à se consumer. C’est pratique lorsque vous n’êtes pas disponible pour alimenter votre feu et que vous voulez conserver une flamme.
    • Les bûches de brûle sont celles qui vous utilisez pour alimenter votre poêle après allumage.

    Il existe plusieurs stratégies pour allumer votre feu, à vous de trouver la vôtre. Ici nous mettons un allume feu dans une poignée de petit bois. Sur ce petit bois, nous disposons quelques bûches d’allumage. Dès qu’il est bien prit et qu’il y a de la place, nous alimentons le feu avec du bois de brûle.

    Ranger son bois de chauffage : un tas par type ?

    Cette année nous testons de faire une « colonne » de bois d’allumage pour plusieurs colonnes de bois de brûle. Ces colonnes sont dans le tas de bois. Nous n’avons pas séparé les bûches de tenue longue durée.

    Ranger son bois de chauffage : tas de bois détaillé
    Ranger son bois de chauffage : tas de bois détaillé

    Lorsque nous utilisons le bois, nous le prenons « par ligne » pour éviter toute chute du tas de bois.

    Voilà pour notre expérience de gestion du bois de chauffage, en espérant qu’elle vous soit utile.

  • Chantier participatif bois

    Chantier participatif bois

    Pourquoi ce chantier ?

    C’est en février 2024 que nous avons décidé de redonner à nos frênes têtards, leur allure initiale. Mais depuis, les chantiers se sont enchainés, et le bois était toujours en partie au sol, malgré l’aide de Paulo à plusieurs reprises. Les herbes ont commencé à envahir ces tas les rendant plus difficile d’accès, bref, il fallait lancer ce chantier participatif bois pour donner un gros coup de collier.

    Avant de lancer le chantier, nous avons dégagé au mieux les herbes hautes autour de chaque tas et fait des chemins pour permettre d’y accéder.

    Lancement du chantier participatif bois

    Quelques jours/semaines avant le chantier, nous avons fait appel à nos potes pour venir se défouler en nous aider à brasser/couper/broyer/fendre du bois. Beaucoup ont répondu à l’appel et la journée fut très chouette !

    Les objectifs du chantier étaient de :

    • Déplacer plusieurs tas de bois vers l’atelier de coupe ou vers la broyeuse en fonction des sections des branches/troncs
    • Couper le bois en portions de 50cm maximum pour les brûler dans notre chaudière bois lorsqu’ils seront secs.
    • Fendre les buches trop larges, manuellement (coin, masse et logmatic LM 250)
    • Broyer les branches « fines » pour faire du broyat de bois
    • Déverser le broyat de bois dans notre système de pédo épuration (utilisée uniquement pour les eaux grises d’un logement)

    Le chantier participatif bois en images

    Un grand Merci à toustes pour ce chantier participatif très riche ! La force du collectif était impressionnante et même la météo était au rendez-vous. C’était vraiment top ! Les enfants semblent aussi avoir adoré cette journée : entre pêche (avec relâche) de grenouilles et petits poissons à l’épuisette dans la rivière, trampoline, mains dans la terre et jeux d’imagination, il y en avait pour tous les âges.

    Résultat : 2 tas de bois très prometteurs pour ce chantier participatif bois
    Résultat : 2 tas de bois très prometteurs

    Bon, il ne reste plus qu’à attendre l’année prochaine pour remettre ça ? A moins que nous trouvions encore quelques troncs qui trainent 🙂

    Un très grand merci aux participants, pour cette journée de chantier, familiale !

  • Faire du bois

    Faire du bois

    Paulo est ami de longue date qui habite dans les Pyrénées. Musher débrouillard avec un cœur énorme, qui a l’habitude de « faire du bois ». Ce jour-la, il débarque avec sa meute de 7 chiens, mais aussi son quad, son broyeur et ses tronçonneuses.

    Nous avons du bois au sol depuis février 2024, il était temps de commencer à s’en occuper.

    Le résultat est rapidement là : une première allée de broyat de bois voit le jour, et un premier tas de bois coupé en 1 mètre qui n’a plus qu’à attendre d’être sec avant de pouvoir être fendu.

    Un grand merci à toi Paulo 🙂

  • Élagage des frênes têtards

    Élagage des frênes têtards

    Nous avons pour projet de faire notre propre bois. Quand ? Un bois ne devrait être brulé qu’après 3 ans de séchage. Évidemment ça dépend des sections, des conditions de séchage, mais c’est une moyenne inintéressante. Il faut donc s’y mettre rapidement.

    Ça tombe bien, des frênes têtards sont sur le terrain et ne demandent qu’à être remis en têtard. Une amie qui habite le coin depuis de nombreuses années nous conseille de faire appel à Damien, élagueur ami de la nature. C’est ce que nous faisons.

    Il réalise un très bon travail et nous donne des conseils sur la gestion de ce bois qui est désormais au sol. Il y a beaucoup de boulot : il va falloir couper tout ça en tronçons, puis en buches pour les parties les plus grosses. Nous pourrons utiliser les petites branches pour faire du broyas mais aussi en refuge pour les animaux, en haie naturelle ou autre.

    Combien de temps allons-nous mettre pour récupérer tout ce bois ? il faut le découper, déplacer, fendre ou broyer en fonction des sections. Bref, quelques mois/années de travail ? Évidemment, nous avons d’autres projets à faire en parallèle : sera-t-il prioritaire ?