Catégorie : extérieur

  • La Contré : ranger son bois de chauffage

    La Contré : ranger son bois de chauffage

    Ranger son bois de chauffage : ça tient et c’est pratique

    Ranger son bois de chauffage demande une bonne méthode pour que le tas de bois tienne et qu’il soit pratique à utiliser pendant la saison de chauffe.

    Attention, tout ce qui est décrit plus bas provient de notre expérience. C’est du concret, du vécu dans un climat assez humide (pour la France) : nous habitons près d’une rivière qui déborde chaque hiver et nous sommes dans une cuvette remplie d’arbres, de végétation. De la mousse se forme sur les joints extérieurs des fenêtres de nos voitures, bref, c’est humide.

    A la Contré, nous avons du bois coupé en « 50cm » pour la chaudière, et du bois en « 30cm » pour nos poêles à bois.

    Pour le rangement nous procédons de la même façon qu’il s’agisse du 50 ou du 30 :

    • Avoir un sol plan : pour que le tas de bois tienne, il faut que les bûches soient stables. La préparation de cette zone n’est à faire qu’une fois mais est primordiale. L’idéal est d’avoir un sol à peu près plat au démarrage et de le terrasser à la pelle et au râteau. Il ne s’agit pas non plus d’être extrêmement précis, mais juste éviter d’avoir une pente qui pourrait faire basculer le tas de bois.
    • Disposer des palettes sur ce sol plan. Elles permettent d’éviter que le bois pourrisse.
    • Ranger le bois correctement sur les palettes. Il ne faut pas se rater. La technique qui fonctionne est d’alterner, par ligne, bûches dans un sens puis bûches dans l’autre sens (perpendiculaires à la ligne précédente) aux extrémités du tas de bois. Au milieu, les bûches peuvent être disposées dans le même sens : Ce qui compte c’est bien la stabilité des extrémités.
    • Chercher la stabilité. Il faut que les bûches qui forment les extrémités soient fendues (les bûches rondes roulent naturellement). Bien sûr, si vous n’avez que des rondes, faites au mieux, mais c’est moins stable (vous ne pourrez pas monter trop haut). L’idéal est d’avoir des bûches de hauteur identique sur une même ligne. Évidemment, c’est rarement le cas… pour une même ligne, il faut privilégier les bûches les plus hautes sur les bords de cette ligne (la pente de la ligne qui viendra par-dessus doit être dirigée vers le tas de bois et non vers l’extérieur).
    • Bâcher. Pour éviter que le bois se mouille, il reste à le bâcher. L’idéal est de ne pas le bâcher avant que la pluie arrive vraiment : il n’est pas nécessaire de bâcher s’il y a un peu de pluie suivie de 3 jours de très beau temps par exemple. Souvent, il n’est pas utile de bâcher avant octobre et on peut débâcher après la saison de chauffe (avril ?). Pourquoi bâcher le plus tard possible et débâcher assez tôt ? pour préserver au maximum la bâche qui s’abime avec les UV puisqu’elle est rangée à l’abri lorsqu’elle n’est pas sur le bois.

    Ranger son bois de chauffage : quels outils ?

    Faut-il passer du temps sur la préparation de son bois pour l’hiver ?

    Lorsque vous vous faite livrer du bois de chauffage, il n’est pas totalement adapté à votre besoin de chauffe dans votre poêle / Insert / Chaudière à bois. Il peut être parfois trop grand, trop gros. Dans ce cas, il y a deux écoles :

    • celleux qui préparent les bûches avant de les mettre sur le tas de bois. Ainsi elles rentrent dans 100% des cas .
    • celleux qui font le tas avec ce qu’ils reçoivent et qui les recoupent/refendent pendant la saison de chauffe, au besoin.

    La méthode utilisée cette année est de préparer au mieux le bois avant l’hiver. C’est plus de travail en fin d’été, mais pas de galère d’hiver. Vous venez de rentrer du bois chez vous pour quelques jours de chauffe et… « mince ma bûche ne passe pas » ou « rhaaaa je n’ai que des grosses bûches, comment je fais partir mon feu ? » ou « oh non, plus de petit bois ». Bref, de quoi râler. Pourtant tout se prépare 🙂

    L’outillage idéal ?

    Ranger son bois de chauffage : outillage
    Ranger son bois de chauffage : outillage

    Pour commencer, il faut penser à prendre soin de soi : casque anti bruit et gants sont normalement de la partie.

    Ensuite il faut 2 bouts de bois (des étalons) correspondant aux tailles limites que votre poêle peut accepter comme bûches. Par exemple, nous avons un poêle « petit godin » qui se charge par le haut. Les bûches ne doivent pas dépasser une certaine longueur (taille du premier bout de bois) et une certaine largeur (taille du 2nd bout de bois). En rangeant votre bois, ces 2 étalons vous permettent d’écarter les bûches qui ne rentreront pas dans votre poêle. Au début vous « mesurerez » la plupart de vos bûches, puis vous aurez l’œil et n’en vérifierez que certaines.

    Pour couper les bûches trop longues, nous utilisons une tronçonneuse d’élagage électrique facile à manier (modèle DUC254 de Makita). C’est largement suffisant pour recouper quelques bûches trop longues.

    Pour fendre des bûches, il faut qu’elles tiennent « debout ». Pour cela, nous avons fabriqué une mini plateforme de coupe. Un bout de tronc d’arbre sur lequel nous avons vissé des planches épaisses et solides (bois dur). Puis sur lesquels nous avons vissé un vieux pneu.

    Ranger son bois de chauffage : pneu
    Ranger son bois de chauffage : pneu

    Pour fendre les bûches trop épaisses, nous utilisons le LOGMATIC-250. Ll’inconvénient est de le trouver en France (peu de revendeur). L »avantage : ça fonctionne très bien (pas d’équivalent aussi robuste sur le marché français, lorsque nous l’avons acheté). Lorsque le fendeur à bûche n’est pas suffisant, nous passons au coin et à la masse (ainsi que la massette pour enfoncer le coin dans la bûche avant de l’attaquer à la masse). Beaucoup plus puissant mais aussi plus lourd, difficile à utiliser, moins précis.

    Ranger son bois de chauffage : bûches à fendre
    Ranger son bois de chauffage : bûches à fendre
    Ranger son bois de chauffage : bûches fendues
    Ranger son bois de chauffage : bûches fendues au LOGMATIC

    Faire prendre un feu

    Lorsque l’on allume un feu, nous allons avoir besoin de plusieurs « types » de bûches :

    • Des bûches d’allumage, qui sont des bûches qui sont fendues en gros bout de bois.
    • Des bûches tenue longue durée qui sont celles qui rentrent tout juste dans votre poêle. Elles mettent beaucoup de temps à se consumer. C’est pratique lorsque vous n’êtes pas disponible pour alimenter votre feu et que vous voulez conserver une flamme.
    • Les bûches de brûle sont celles qui vous utilisez pour alimenter votre poêle après allumage.

    Il existe plusieurs stratégies pour allumer votre feu, à vous de trouver la vôtre. Ici nous mettons un allume feu dans une poignée de petit bois. Sur ce petit bois, nous disposons quelques bûches d’allumage. Dès qu’il est bien prit et qu’il y a de la place, nous alimentons le feu avec du bois de brûle.

    Ranger son bois de chauffage : un tas par type ?

    Cette année nous testons de faire une « colonne » de bois d’allumage pour plusieurs colonnes de bois de brûle. Ces colonnes sont dans le tas de bois. Nous n’avons pas séparé les bûches de tenue longue durée.

    Ranger son bois de chauffage : tas de bois détaillé
    Ranger son bois de chauffage : tas de bois détaillé

    Lorsque nous utilisons le bois, nous le prenons « par ligne » pour éviter toute chute du tas de bois.

    Voilà pour notre expérience de gestion du bois de chauffage, en espérant qu’elle vous soit utile.

  • Inondation 2026

    Inondation 2026

    Inondation 2026 : ici ça va !

    L’inondation 2026 était clémente. Cette année la pluie a mis plus de temps à arriver. La fin de l’année 2025 a été particulièrement sèche chez nous, aucun débordement à annoncer. La rivière est bien restée dans son lit. Les terres et nappes étaient donc encore prêtes à accueillir une bonne quantité d’eau.

    C’est à partir de mi-février, pic de crue de l’Egray, que l’eau est sortie de son lit mais rien d’alarmant. L’année dernière, elle avait presque atteint la terrasse d’Yggdrasil.

    Une partie des villes et villages de France a pourtant été durement touchée en ce début d’année : appel à la vigilance du gouvernement, 294 communes reconnues en catastrophe naturelle, images impressionnantes à la Réole et ailleurs.

    L’Egray qui est sur notre terrain, est un affluent de la Sèvre Niortaise, qui est pourtant également bien sortie de son lit.

    Une zone inondable bien définie ?

    Nous sommes pourtant en zone inondable et ce jusqu’à 6m au-dessus du niveau maximal atteint depuis 2023 (et même avant d’après les habitants vivant dans la commune depuis bien plus longtemps).

    Nous n’imaginons pas qu’un jour le maximum de la zone inondable définie puisse être atteint par les eaux. Après 40 jours de pluie consécutive cette année, elle a à peine atteint 1m de haut. Comment pourrait-elle atteindre 5,5m de haut ? sans affluents notables ?

    Source de l’image : https://www.sandre.eaufrance.fr/geo/CoursEau_Carthage2017/N4124000

    L’Egray fait 24.38 km de long. Nous sommes à peu près au milieu. Si le maximum de la zone inondable venait à être atteint, que resterait-il de la France ? Un ensemble d’ilots isolés par les flots ?

  • La Contré sous la neige

    La Contré sous la neige

    Un mardi pas comme les autres : sous la neige

    Ce mardi 6 janvier, l’ensemble des Deux-Sèvres s’est réveillé sous une « épaisse » couche de neige : de 6 à 15 centimètres de belle poudreuse. C’est totalement exceptionnel dans le département. Le dernier épisode notable de neige date de 2018. On pouvait lire à l’époque dans un journal local :

    5 et 6 février (2018). Dans la nuit du lundi au mardi, puis le mardi en abondance, la neige est tombée et a paré les rues, les parcs, les toits de son blanc manteau, créant partout de féériques paysages assez rares par ici. Quelques 10 centimètres d’une belle poudreuse, idéale pour les bonhommes de neige. Les services municipaux étaient, eux, sur le pont, pour sabler et sécuriser les voiries.

    Ce jour-là tout s’est arrêté, un peu comme une pause qu’il fallait prendre. Aucun intérêt de prendre sa voiture pour encombrer les services de dépannage d’urgence ou se retrouver à gérer notre voiture dans le fossé. Les bus scolaires ne circulaient pas

    Un réveil émerveillé sous la neige à la Contré

    En ouvrant les yeux, quelle surprise ! Il a bien eu de belles chutes de neige dans la nuit. La Contré a mis son manteau blanc. C’est une première pour nous. Nous n’avons pas envisagé d’essayer de sortir de chez nous en voiture pour amener Anna à l’école : trop de risque, trop de stress pour… ? Bref, Anna a fait comme de nombreux enfant, elle n’est pas allée à l’école. Le mot d’ordre du jour est : on va profiter autant qu’on peut !

    Camille n’était pas en forme, mais nous avons quand même pu aller toucher la neige et nous balader dans la forêt. Quelle balade merveilleuse ! Les branches des arbres qui portent la neige, le craquement de nos chaussures dans la poudreuse, la quête de quelques traces d’animaux, les quelques stalactites formés ici et la. Ensuite c’est l’improvisation d’une piste de luge dans la grande descente de l’observatoire : avec une balançoire comme support de glisse, ce n’est pas si mal 🙂

    Que serait une journée neige sans son traditionnel bonhomme de neige ?

    Bonhomme de neige
    Bonhomme de neige
    2 Bonhommes de neige
    2 Bonhommes de neige

    Parmi les nombreux oiseaux vu dans la journée, un rouge gorge est venu s’approcher de la rivière.

    Rouge Gorge à la Contré
    Rouge Gorge à la Contré
    Rouge Gorge à la Contré
    Rouge Gorge à la Contré

    Un mercredi sans risque

    Le lendemain, l’école de notre fille reste fermée : avec les pluies verglaçantes qui sont tombées dans la nuit sur la neige restante, il valait mieux être prudent.

    Cette deuxième journée marque la fin de cet épisode de neige. Le soleil se lève plus chaud qu’hier, et fait définitivement fondre ce qui restait de neige exposée au soleil.

    La neige à l’ombre persiste encore un peu, jusqu’à ce que la pluie s’en mêle. Quelques heures passent, le moment neigeux s’évanouit aussi vite qu’il est arrivé. Il reste bien quelques traces de nos deux bonhommes de neige qui font grise mine au milieu de l’herbe.

    Merci pour cette belle parenthèse, pour ces batailles de boules de neige, ces glissades sur une balançoire en plastique sur des pistes improvisées, pour ces balades dans ce doux manteau blanc. A la fois, froid et apaisant, soudain et silencieux, humide et doux. Il restera gravé dans nos cœurs.

  • Un avant goût d’automne

    Un avant goût d’automne

    Saule boutures et repiquages – les rameaux de saule osier

    Bon c’est un peu tôt, octobre/novembre semble plus recommandé pour la plantation, mais nous avons sauté sur l’opportunité d’acheter tous les rameaux de l’année issu d’un saule, âgé de 25 ans, taillé en têtard, venant d’un hameau de notre commune à quelques kilomètres à peine.
    Un tour de remorque, et vient le moment d’organiser toute cette ressource vivante et locale.

    Un mètre, un sécateur (et dans l’idéal une serpette mais nous en avons pas encore…) et voici les utilisations possibles :

    jeunes pousses de Saule
    Jeunes pousses de Saule

    Des très jeunes pousses à repiquer ici et la (et bien plus qu’il n’en faut).

    Si vous habitez près de chez nous, n’hésitez pas à venir en chercher, c’est donné de bon cœur 🙂

    Des brins d’1m50 à 2 m pour tenter une haie tressée de saule vivant

    brins de Saule à tresser
    brins de Saule à tresser
    Branches de Saule à replanter
    Branches de Saule à replanter

    Des piquets, tuteurs et brin pour haie tressée…

    et toutes nos autres idées… Quelques branche de 2m, de divers diamètres, à tenter de replanter, pour les conduire nous aussi en têtard et peut être produire nous même cette quantité de ressources à l’année…

    Voilà de quoi donner envie d’apprendre la vannerie !

    Il ne nous reste plus qu’à mettre en œuvre ce tuto intéressant sur la création d’une haie d’osier vivante : https://jardinoscopeprat.canalblog.com/archives/2019/02/04/37069973.html

    Cette haie servira à protéger (ou pas?) notre potager des chevreuils. Cette année, ils n’ont fait aucun dégât. Le filet à mouton rouge et vert autour du potager à peut être eu un effet dissuasif suffisant ?

    Dans tous les cas, l’idée est de faire une clôture végétale autour du potager, donnant à nos espaces communs extérieurs un charme supplémentaire. Cette haie permettra également d’appliquer l’effet bordure de la permaculture, et donc favoriser (encore un peu plus) le développement de la biodiversité.

  • La rosalie des Alpes : biodiversité

    La rosalie des Alpes : biodiversité

    La rosalie des Alpes est un coléoptère d’une couleur bleue cendrée assez inhabituelle. Elle est magnifique! La rosalie des Alpes possède de longues antennes bleues tachetées de noir. Ses caractéristiques font qu’elle ne peut pas être confondue.

    Cette espèce est peu répandue, elle est d’ailleurs protégée par la loi. La capture de la Rosalie des Alpes est interdite.

    A la Contré, nous l’avons rencontré près d’un tas de bois, au bord de la rivière, près d’un bois. Depuis, nous avons appris qu’elle apprécie tout particulièrement les milieux boisés et humide (cohérent!). Côté reproduction, elle a justement besoin de bois pour y déposer ses œufs. Les larves de la Rosalie des Alpes se nourrissent d’ailleurs de ce qu’elles trouvent dans les bois morts. C’est une raison de plus pour laisser du bois mort sur le lieu. Finalement, cette rosalie des Alpes et un marqueur très concret pour nous, de nos actions en faveur de la biodiversité.

    La rosalie des Alpes à la Contré : marqueur de biodiversité

    La biodiversité est un enjeu climatique. Le CNRS met en avant un rapport corédigé par des experts du climat (GIEC) et de la biodiversité (IPBES)

    Le changement climatique et l’érosion de la biodiversité sont deux crises intimement liées. C’est ce que dévoile un récent rapport, corédigé par des experts du climat (GIEC) et de la biodiversité (IPBES).

    https://lejournal.cnrs.fr/articles/biodiversite-et-climat-meme-combat

    Que peut-on faire? chacun chez soit?

    …avant tout, indiquent les experts, il faut protéger et restaurer les écosystèmes naturels.

    https://lejournal.cnrs.fr/articles/biodiversite-et-climat-meme-combat

    A la Contré, nous avons à cœur de protéger la biodiversité. Ici les insectes sont protégés par plusieurs moyens :

    • Nous avons opté pour ce qui est souvent appelé le « jardin punk » : Vous ne trouverez pas chez nous des bordures parfaitement droites, très bien entretenues. Ici nous cherchons un équilibre entre l’habitat des humains et celui des autres espèces de la nature. Nous accueillons des plantes spontanées, parfois qualifiées de « mauvaises herbes ».
    • Nous apprenons à nos enfants à respecter tous les insectes, y compris ceux « qui peuvent faire peur » (comme les araignées ?). Il n’est pas évident d’expliquer que c’est inoffensif quand « l’extérieur » peut mettre en avant l’inverse. Mais nous faisons de notre mieux, c’est notre éducation populaire.
    • Nous transformons nos peurs : les adultes ont également tous leurs peurs. Ici, nous avons choisis de ne pas surréagir à celle-ci. La peur est une chance : elle nous aide à grandir. Lorsqu’il n’y a pas de danger réel, elle nous aide à évoluer : qu’est ce qui nous fait peur? pourquoi ai-je peur de ça? C’est un véritable outil d’évolution personnel et de développement personnel : merci la peur!

    Bref, ici nous vivons le plus en harmonie possible avec dame nature, parfois joliment appelée Gaïa, dont nous faisons tous parti.

    La Contré : mise en pratique de la permaculture humaine

    En permaculture humaine, nous avons ce qui est appelé « l’effet bordure » : ce sont dans les bordures qu’il y a le plus de biodiversité. Une bordure étant un espace qui délimite deux autres espaces (ex : une haie entre 2 champs, la zone entre un champ et un bois , le bord d’un étang etc.).

    Cette philosophie s’applique d’ailleurs aux humains : c’est dans les interactions humaines (les « bordures » entre les humains) qu’il y a le plus de richesse. L’intelligence collective, le brainstorming, l’extrême programming (XP)… plein de pratiques qui s’appuient finalement sur cet effet bordure.

    Autre élément important. En permaculture humaine, nous considérons que le rôle de l’humain est d’agir sur les écosystèmes. Alors comme dit le rapport GIEC/IPBES : restaurons les écosystème naturels.

    Comment la Rosalie des Alpes nous amène à parler Permaculture Humaine? Bonne question! Peut-être tout simplement parce que tout est lié, nous sommes un tout.

  • Serpent vert jaune

    Serpent vert jaune

    Serpent vert jaune ? couleuvre ou vipère ?

    C’est toujours LA question. Rassurez-vous ce serpent vert et jaune est une couleuvre. Elle est totalement inoffensive. Son nom scientifique est « Hierophis viridiflavus« . Elle est parfois confondue avec la vipère aspic, mais n’a cependant pas les mêmes caractéristiques.

    Je vous conseille de consulter ce site qui décrit très bien la couleuvre « verte et jaune ». Il vous apportera tous les éléments concernant son caractère inoffensif, son apparence, son habitat, sa nourriture etc. Bref tout ce que vous souhaitez connaitre sur ce serpent.

    Bonne nouvelle pour la Contré ?

    Alors qu’Alexandra s’apprêtait à débroussailler autour du compost, pour limiter la prolifération potentielle de rongeurs, les couleuvres ont fait leur apparition. Quelle aubaine ! Des chasseuses de rongeurs vivant proche de notre composte 🙂

    Nous avions déjà entendu des bruits de serpents dans les herbes (des glissements dans l’herbe), mais sans jamais les voir. D’ailleurs, ce même jour, nous avons également entendu un serpent roder près du potager. Que de chance !

    Aujourd’hui est un jour exceptionnel : non seulement nous avons pu les voir, mais en plus, elles étaient en plein accouplement. C’est rare d’assister à une scène pareille et de pouvoir en faire profiter toute la Contré.

    Les enfants, les serpents et la peur

    Notre fille n’aime pas les serpents parce qu’elle a eu peur, un jour en se promenant dans la Contré, d’un serpent qui est parti à toute vitesse en « la sentant » s’approcher. Elle a été surprise par ce serpent partant à toute allure. Aujourd’hui, grâce à ce spectacle vivant et nos réactions d’admiration (et non de crainte), elle semble être rassurée. Pour combien de temps ? seul le temps nous le dira, mais nous avons « gagné des points » sur l’acceptation du serpent.

    Notre société ancre en nous des peurs ancestrales, comme celle du serpent, alors que finalement, le risque de mourir à cause d’un serpent est très faible. En France, il n’y a que deux types de serpents : la couleuvre et la vipère. Seules les vipères sont venimeuses. En France, nous trouvons la vipère aspic, la vipère péliade et la vipère de Seoane.

    Dans le pire des cas, si vous êtes mordue par une vipère et que vous ne faites rien, vous n’avez « que » 4% de chance de mourir. Évidemment, en cas de morsure, il faut appeler le 15 et se rendre aux urgences. Ce réflexe explique la mortalité très faible dû à une morsure de serpent qui serait d’environ 1 personne par an.

    D’ailleurs, la morsure de serpent ne représente que 292 accidents de la vie courante (AcVC) parmi les 1 175 019 AcVC de la base EPAC 2004-2014 en France métropolitaine, soit 25 pour 100 000 AcVC avec recours aux urgences.

  • Chantier participatif bois

    Chantier participatif bois

    Pourquoi ce chantier ?

    C’est en février 2024 que nous avons décidé de redonner à nos frênes têtards, leur allure initiale. Mais depuis, les chantiers se sont enchainés, et le bois était toujours en partie au sol, malgré l’aide de Paulo à plusieurs reprises. Les herbes ont commencé à envahir ces tas les rendant plus difficile d’accès, bref, il fallait lancer ce chantier participatif bois pour donner un gros coup de collier.

    Avant de lancer le chantier, nous avons dégagé au mieux les herbes hautes autour de chaque tas et fait des chemins pour permettre d’y accéder.

    Lancement du chantier participatif bois

    Quelques jours/semaines avant le chantier, nous avons fait appel à nos potes pour venir se défouler en nous aider à brasser/couper/broyer/fendre du bois. Beaucoup ont répondu à l’appel et la journée fut très chouette !

    Les objectifs du chantier étaient de :

    • Déplacer plusieurs tas de bois vers l’atelier de coupe ou vers la broyeuse en fonction des sections des branches/troncs
    • Couper le bois en portions de 50cm maximum pour les brûler dans notre chaudière bois lorsqu’ils seront secs.
    • Fendre les buches trop larges, manuellement (coin, masse et logmatic LM 250)
    • Broyer les branches « fines » pour faire du broyat de bois
    • Déverser le broyat de bois dans notre système de pédo épuration (utilisée uniquement pour les eaux grises d’un logement)

    Le chantier participatif bois en images

    Un grand Merci à toustes pour ce chantier participatif très riche ! La force du collectif était impressionnante et même la météo était au rendez-vous. C’était vraiment top ! Les enfants semblent aussi avoir adoré cette journée : entre pêche (avec relâche) de grenouilles et petits poissons à l’épuisette dans la rivière, trampoline, mains dans la terre et jeux d’imagination, il y en avait pour tous les âges.

    Résultat : 2 tas de bois très prometteurs pour ce chantier participatif bois
    Résultat : 2 tas de bois très prometteurs

    Bon, il ne reste plus qu’à attendre l’année prochaine pour remettre ça ? A moins que nous trouvions encore quelques troncs qui trainent 🙂

    Un très grand merci aux participants, pour cette journée de chantier, familiale !

  • Potager en syntropie : partie 2

    Potager en syntropie : partie 2

    Nous essayons la syntropie en France

    L’agriculture syntropique est proche de l’agroforesterie et de la permaculture qui existe depuis les années 1980. Pour plus d’infos sur la syntropie consultez wikipédia. Voici une légère description de notre potager en syntropie, dans un climat tempéré.

    Dans notre habitat partagé, nous avons décidé de créer notre potager en respectant, du mieux possible, les règles de la syntropie et plus précisément, celles décrites dans l’ouvrage d’Anaëlle Théry, publié en 2024 aux éditions Terre Vivante, intitulé « Bienvenue en Syntropie« .

    Le principe, en très grand résumé, est de planter plus qu’il ne faut, notamment de la biomasse, pour rendre la terre « plus riche » après la culture contrairement à un potager « classique » qui va plutôt l’appauvrir. A la Contré, nous avons l’avantage d’avoir la rivière qui déborde sur cette partie du terrain en hiver, et qui enrichi déjà la terre. Nous l’avons bien vu lorsque nous avons préparé le terrain : quelle terre magnifique !

    Alexandra a préparé l’ensemble des plans du potager, ainsi que les dates auxquels il faudrait réaliser les actions du potager. Parmi les activités du potager il y a évidemment les semis, puis les plants, et enfin les plantations. Ensuite vient le temps de « la Maintenance » et donc de l’entretien des plantations et des semis encore en préparation.

    Potager près d’une forêt, potager près d’une rivière, ça change quoi ?

    Concrètement, c’est une année d’expérimentation. Nous ne savons pas s’il va y avoir des attaques de chevreuils par exemple puisque nous en avons pas mal dans la forêt. Par « sécurité » nous avons mis un filet « à mouton » tout autour du potager, seulement dissuasif (ou pas ?) car non électrifié. Nous avons également planté une haie, pour les années à venir : il va falloir du temps pour qu’elle pousse et devienne un obstacle pour les chevreuils !

    Les arbres apportent de l’ombre à certaines heures de la journée. En partant de ce constat, nous avons placé les planches de plantations qui nécessite plus d’ensoleillement plus écartées des bois. Nous avons également deux terres bien différentes : la partie « basse » du potager, près de la rivière, est très riche et humide. La « partie haute » du potager, est plus sèche. Ces informations nous ont également aidé pour définir les zones de plantation.

    La rivière nous apporte clairement une terre plus humide naturellement.

    Potager en syntropie : qu’est-ce qu’on plante ?

    Pour le moment nous avons planté diverses variétés de légumes et fleurs. Certaines sont utiles pour la biomasse, d’autres pour la beauté du paysage et pour faire fuir quelques indésirables. État des lieux à fin mai :

    • Les fèves sont bien sorties mais remplies de pucerons
    • Les pommes de terre sous paille sont sorties en partie
    • Les pommes de terre plantées en pleine terre sont magnifiques
    • Les radis sont superbes sur une ligne et peu sorties sur une autre
    • Les carottes commencent à montrer le bout de leurs… fanes
    • Les tomates sont plantées et bien en place
    • Les courgettes font leurs premiers jours de vie en pleine terre, et tout va bien
    • Les épinards ne sont pas au top, et déjà en fleurs/graines… étrange
    • Les salades sont toutes vivantes, pas d’attaques massives à signaler
    • Les blettes sont la également, pas encore resplendissantes, mais ça va venir 🙂
    • Les oignons semblent tous en pleine croissance
    • Les endives sont attendues, mais pas arrivées
    • Nous venons de planter les haricots verts, sous filet, pour éviter les limaces et autres insectes, le temps que les plants soient plus robustes
    • Côté fleurs, les tournesols, les soucis, les capucines et la phacelie sont toutes au rendez-vous. Seul le buffet oiseaux n’a pas fonctionné et nous attendons toujours l’arrivée des coquelicots.

    2 points de vigilance : les limaces, nous avons par résignation, mis quelques pièges à la bière ; et les rats taupiers, nous tombons régulièrement sur des galeries sous terre, peut-être qu’ils sont la cause de quelques graines qui ne sont jamais sorties ?

  • Potager : grelinette et croc

    Potager : grelinette et croc

    Cette année est une année où le potager prend toute sa place. Nous avons décidé d’essayer de subvenir à nos besoins en légumes pour l’année ! Résultat, 400m2 de terre à préparer. Est-ce possible de préparer ce potager en utilisant uniquement grelinette et croc ?

    C’est parti pour des heures de grelinette et croc dans la joie et la bonne humeur :-). Début des travaux le 20 février. Il nous faudra près de 2 mois pour tout retourner. Il faut dire qu’il est difficile de tenir plus d’une demi-journée de ce travail par jour, et plus de 3 jours par semaine : c’est très physique. L’objectif n’étant pas de nous épuiser, nous y allons au rythme que chacun peut y consacrer.

    Le 17 avril 2025, c’est le soulagement. 400m2 de terre retournée, avec piquets installés, cordes tendues. Bref, c’est prêt à accueillir nos plants!

    D’ailleurs, certains se sont déjà installés : fèves et petits pois sont déjà en terre.

  • Récolte de l’ail des ours

    Récolte de l’ail des ours

    Nous sommes le 19 mars 2025. Nous avons la chance d’avoir de l’ail des ours dans notre terrain, alors nous en profitons ! La récolte de l’ail des ours est simple, il suffit d’avoir quelques clés de réussite.

    Comment récolter l’ail des ours ?

    L’ail des ours se récolte dans l’idéal avant la floraison. Il ne faut jamais arracher le pied, mais seulement cueillir les feuilles les plus jeunes que l’on reconnait facilement avec leur couleur plus clair et leur taille plus petite. Parmi les règles d’or de la cueillette il y a celle de ne pas tuer la plante. D’où la cueillette de « quelques feuilles » par pied, l’essentiel étant d’en laisser pour que le plant survive.

    Comment cuisiner l’ail des ours ?

    Vous trouverez plein d’idées sur Internet. Par exemple une recette de pesto à l’ail des ours.

    Nous avons choisi de faire un pesto à l’ail des ours, ou plutôt des pestos à l’ail des ours ! La base est toujours la même : des feuilles d’ail des ours, de l’huile d’olives bio, du sel et du croquant (noisettes/noix/amandes concassées). Dans un pot, nous avons remplacé une partie de l’huile d’olives par de l’huile de noisettes. Ensuite, dans chacun des pots, nous avons mis du croquant : parfois des noisettes concassées, parfois des noix concassées, parfois des amandes concassées ou un mélange. Bref, libre court à l’imagination.

    Et c’est bon ?

    Franchement, c’est top ! un petit goût de revient-y et ce, quelle que soit la recette finalement. Merci à Maxime pour cette idée et pour sa concrétisation. Le rendez-vous est pris pour l’année prochaine, à la même saison.

    Intéressé pour nous accompagner dans l’expérience et repartir avec votre pot d’ail des ours cuisiné ? N’hésitez pas à nous contacter au début du mois de mars, nous vous ferons découvrir avec joie ce plaisir de cueillette et de cuisine partagé.