L’inondation 2026 était clémente. Cette année la pluie a mis plus de temps à arriver. La fin de l’année 2025 a été particulièrement sèche chez nous, aucun débordement à annoncer. La rivière est bien restée dans son lit. Les terres et nappes étaient donc encore prêtes à accueillir une bonne quantité d’eau.
C’est à partir de mi-février, pic de crue de l’Egray, que l’eau est sortie de son lit mais rien d’alarmant. L’année dernière, elle avait presque atteint la terrasse d’Yggdrasil.
Nous sommes pourtant en zone inondable et ce jusqu’à 6m au-dessus du niveau maximal atteint depuis 2023 (et même avant d’après les habitants vivant dans la commune depuis bien plus longtemps).
Nous n’imaginons pas qu’un jour le maximum de la zone inondable définie puisse être atteint par les eaux. Après 40 jours de pluie consécutive cette année, elle a à peine atteint 1m de haut. Comment pourrait-elle atteindre 5,5m de haut ? sans affluents notables ?
L’Egray fait 24.38 km de long. Nous sommes à peu près au milieu. Si le maximum de la zone inondable venait à être atteint, que resterait-il de la France ? Un ensemble d’ilots isolés par les flots ?
Ce mardi 6 janvier, l’ensemble des Deux-Sèvres s’est réveillé sous une « épaisse » couche de neige : de 6 à 15 centimètres de belle poudreuse. C’est totalement exceptionnel dans le département. Le dernier épisode notable de neige date de 2018. On pouvait lire à l’époque dans un journal local :
5 et 6 février (2018). Dans la nuit du lundi au mardi, puis le mardi en abondance, la neige est tombée et a paré les rues, les parcs, les toits de son blanc manteau, créant partout de féériques paysages assez rares par ici. Quelques 10 centimètres d’une belle poudreuse, idéale pour les bonhommes de neige. Les services municipaux étaient, eux, sur le pont, pour sabler et sécuriser les voiries.
Ce jour-là tout s’est arrêté, un peu comme une pause qu’il fallait prendre. Aucun intérêt de prendre sa voiture pour encombrer les services de dépannage d’urgence ou se retrouver à gérer notre voiture dans le fossé. Les bus scolaires ne circulaient pas
Un réveil émerveillé sous la neige à la Contré
En ouvrant les yeux, quelle surprise ! Il a bien eu de belles chutes de neige dans la nuit. La Contré a mis son manteau blanc. C’est une première pour nous. Nous n’avons pas envisagé d’essayer de sortir de chez nous en voiture pour amener Anna à l’école : trop de risque, trop de stress pour… ? Bref, Anna a fait comme de nombreux enfant, elle n’est pas allée à l’école. Le mot d’ordre du jour est : on va profiter autant qu’on peut !
Le potager blancLe verger blancLa Contré sous la neigeLa Contré sous la neige
Camille n’était pas en forme, mais nous avons quand même pu aller toucher la neige et nous balader dans la forêt. Quelle balade merveilleuse ! Les branches des arbres qui portent la neige, le craquement de nos chaussures dans la poudreuse, la quête de quelques traces d’animaux, les quelques stalactites formés ici et la. Ensuite c’est l’improvisation d’une piste de luge dans la grande descente de l’observatoire : avec une balançoire comme support de glisse, ce n’est pas si mal 🙂
Visite du boisRuches enneigéesVers la vue magnifique sous la neigeLa vue magnifique sous la neigeNinjaYahouuuu
Que serait une journée neige sans son traditionnel bonhomme de neige ?
Bonhomme de neige
2 Bonhommes de neige
Parmi les nombreux oiseaux vu dans la journée, un rouge gorge est venu s’approcher de la rivière.
Rouge Gorge à la Contré
Rouge Gorge à la Contré
Un mercredi sans risque
Le lendemain, l’école de notre fille reste fermée : avec les pluies verglaçantes qui sont tombées dans la nuit sur la neige restante, il valait mieux être prudent.
Cette deuxième journée marque la fin de cet épisode de neige. Le soleil se lève plus chaud qu’hier, et fait définitivement fondre ce qui restait de neige exposée au soleil.
La neige à l’ombre persiste encore un peu, jusqu’à ce que la pluie s’en mêle. Quelques heures passent, le moment neigeux s’évanouit aussi vite qu’il est arrivé. Il reste bien quelques traces de nos deux bonhommes de neige qui font grise mine au milieu de l’herbe.
Merci pour cette belle parenthèse, pour ces batailles de boules de neige, ces glissades sur une balançoire en plastique sur des pistes improvisées, pour ces balades dans ce doux manteau blanc. A la fois, froid et apaisant, soudain et silencieux, humide et doux. Il restera gravé dans nos cœurs.
La Contré participe aux journées portes ouvertes de l’habitat partagé
C’est une première pour nous ! Nous allons officiellement ouvrir nos portes à celles et ceux qui souhaitent en savoir plus sur notre façon de vivre en habitat partagé. Cette journée portes ouvertes de l’habitat partagé est promue par Habitat Participatif France : plus d’informations sur leur site.
Chaque habitat partagé est unique, ne serait-ce que parce que les habitants y sont différents. Les règles de vie et façon de concevoir l’habitat partagé est également différent d’un lieu à un autre. A la Contré, nous fonctionnons avec des logements individuels associés à un logement commun. Ce logement commun contient la buanderie, la salle de jeux, les chambres d’amis, une grande salle de vie qui permet d’accueillir sereinement famille et amis. L’extérieur est également commun, nous partageons un atelier/garage, un potager, un espace de jeux pour enfants (balançoire, trampoline, petite cabane…) ainsi que tous les espaces naturels (rivière, bois etc.). Côté immatériel, nous fonctionnons avec une gouvernance partagée, essayons de respecter au mieux les êtres que nous sommes, essayons de prendre soin les uns des autres.
Nous préservons au mieux les espaces pour vivre avec les autres êtres vivants, quel que soit leur taille. Pas facile de combattre certaines peurs ancrées parfois, comme la peur des araignées, des serpents, de rongeurs… mais on y travaille.
Pas facile de résumer notre habitat en quelques lignes, le mieux reste de venir nous rencontrer.
Programme de la journée du 28 septembre 2025
10h30 et 15h00 : Accueil et présentation rapide du projet
11h et 15h30 : Visite du lieu suivi d’un temps d’échange
12h : pique-nique sorti du sac
Nous vous proposons également plusieurs temps d’échange sur des sujets plus précis lors de la journée. Nous pourrons entrer dans le détail de notre choix de structure juridique, de notre parcours d’intégration, de notre mode de vie, de la conception syntropique de notre potager, de permaculture humaine etc.
C’est toujours LA question. Rassurez-vous ce serpent vert et jaune est une couleuvre. Elle est totalement inoffensive. Son nom scientifique est « Hierophis viridiflavus« . Elle est parfois confondue avec la vipère aspic, mais n’a cependant pas les mêmes caractéristiques.
Je vous conseille de consulter ce site qui décrit très bien la couleuvre « verte et jaune ». Il vous apportera tous les éléments concernant son caractère inoffensif, son apparence, son habitat, sa nourriture etc. Bref tout ce que vous souhaitez connaitre sur ce serpent.
Bonne nouvelle pour la Contré ?
Alors qu’Alexandra s’apprêtait à débroussailler autour du compost, pour limiter la prolifération potentielle de rongeurs, les couleuvres ont fait leur apparition. Quelle aubaine ! Des chasseuses de rongeurs vivant proche de notre composte 🙂
Nous avions déjà entendu des bruits de serpents dans les herbes (des glissements dans l’herbe), mais sans jamais les voir. D’ailleurs, ce même jour, nous avons également entendu un serpent roder près du potager. Que de chance !
Aujourd’hui est un jour exceptionnel : non seulement nous avons pu les voir, mais en plus, elles étaient en plein accouplement. C’est rare d’assister à une scène pareille et de pouvoir en faire profiter toute la Contré.
Les enfants, les serpents et la peur
Notre fille n’aime pas les serpents parce qu’elle a eu peur, un jour en se promenant dans la Contré, d’un serpent qui est parti à toute vitesse en « la sentant » s’approcher. Elle a été surprise par ce serpent partant à toute allure. Aujourd’hui, grâce à ce spectacle vivant et nos réactions d’admiration (et non de crainte), elle semble être rassurée. Pour combien de temps ? seul le temps nous le dira, mais nous avons « gagné des points » sur l’acceptation du serpent.
Notre société ancre en nous des peurs ancestrales, comme celle du serpent, alors que finalement, le risque de mourir à cause d’un serpent est très faible. En France, il n’y a que deux types de serpents : la couleuvre et la vipère. Seules les vipères sont venimeuses. En France, nous trouvons la vipère aspic, la vipère péliade et la vipère de Seoane.
Dans le pire des cas, si vous êtes mordue par une vipère et que vous ne faites rien, vous n’avez « que » 4% de chance de mourir. Évidemment, en cas de morsure, il faut appeler le 15 et se rendre aux urgences. Ce réflexe explique la mortalité très faible dû à une morsure de serpent qui serait d’environ 1 personne par an.
D’ailleurs, la morsure de serpent ne représente que 292 accidents de la vie courante (AcVC) parmi les 1 175 019 AcVC de la base EPAC 2004-2014 en France métropolitaine, soit 25 pour 100 000 AcVC avec recours aux urgences.
C’est en février 2024 que nous avons décidé de redonner à nos frênes têtards, leur allure initiale. Mais depuis, les chantiers se sont enchainés, et le bois était toujours en partie au sol, malgré l’aide de Paulo à plusieurs reprises. Les herbes ont commencé à envahir ces tas les rendant plus difficile d’accès, bref, il fallait lancer ce chantier participatif bois pour donner un gros coup de collier.
Avant de lancer le chantier, nous avons dégagé au mieux les herbes hautes autour de chaque tas et fait des chemins pour permettre d’y accéder.
Lancement du chantier participatif bois
Quelques jours/semaines avant le chantier, nous avons fait appel à nos potes pour venir se défouler en nous aider à brasser/couper/broyer/fendre du bois. Beaucoup ont répondu à l’appel et la journée fut très chouette !
Les objectifs du chantier étaient de :
Déplacer plusieurs tas de bois vers l’atelier de coupe ou vers la broyeuse en fonction des sections des branches/troncs
Couper le bois en portions de 50cm maximum pour les brûler dans notre chaudière bois lorsqu’ils seront secs.
Fendre les buches trop larges, manuellement (coin, masse et logmatic LM 250)
Broyer les branches « fines » pour faire du broyat de bois
Déverser le broyat de bois dans notre système de pédo épuration (utilisée uniquement pour les eaux grises d’un logement)
Le chantier participatif bois en images
Atelier garde d’enfantsPause bien méritéeBroyage du boisDéplacement du boisCoupe du bois
Un grand Merci à toustes pour ce chantier participatif très riche ! La force du collectif était impressionnante et même la météo était au rendez-vous. C’était vraiment top ! Les enfants semblent aussi avoir adoré cette journée : entre pêche (avec relâche) de grenouilles et petits poissons à l’épuisette dans la rivière, trampoline, mains dans la terre et jeux d’imagination, il y en avait pour tous les âges.
Résultat : 2 tas de bois très prometteurs
Bon, il ne reste plus qu’à attendre l’année prochaine pour remettre ça ? A moins que nous trouvions encore quelques troncs qui trainent 🙂
Un très grand merci aux participants, pour cette journée de chantier, familiale !
Nous sommes le 19 mars 2025. Nous avons la chance d’avoir de l’ail des ours dans notre terrain, alors nous en profitons ! La récolte de l’ail des ours est simple, il suffit d’avoir quelques clés de réussite.
Comment récolter l’ail des ours ?
L’ail des ours se récolte dans l’idéal avant la floraison. Il ne faut jamais arracher le pied, mais seulement cueillir les feuilles les plus jeunes que l’on reconnait facilement avec leur couleur plus clair et leur taille plus petite. Parmi les règles d’or de la cueillette il y a celle de ne pas tuer la plante. D’où la cueillette de « quelques feuilles » par pied, l’essentiel étant d’en laisser pour que le plant survive.
Nous avons choisi de faire un pesto à l’ail des ours, ou plutôt des pestos à l’ail des ours ! La base est toujours la même : des feuilles d’ail des ours, de l’huile d’olives bio, du sel et du croquant (noisettes/noix/amandes concassées). Dans un pot, nous avons remplacé une partie de l’huile d’olives par de l’huile de noisettes. Ensuite, dans chacun des pots, nous avons mis du croquant : parfois des noisettes concassées, parfois des noix concassées, parfois des amandes concassées ou un mélange. Bref, libre court à l’imagination.
Et c’est bon ?
Franchement, c’est top ! un petit goût de revient-y et ce, quelle que soit la recette finalement. Merci à Maxime pour cette idée et pour sa concrétisation. Le rendez-vous est pris pour l’année prochaine, à la même saison.
Intéressé pour nous accompagner dans l’expérience et repartir avec votre pot d’ail des ours cuisiné ? N’hésitez pas à nous contacter au début du mois de mars, nous vous ferons découvrir avec joie ce plaisir de cueillette et de cuisine partagé.
Cette année encore, la rivière n’a pas manqué son rendez-vous : dès le 9 janvier elle est venue nous rendre visite. C’est l’heure de l’inondation 2025.
Elle a au moins atteint le même niveau que le niveau le plus haut de l’année dernière, mais n’arrive toujours pas aux maisons. Il faudra certainement que nous commencions à réfléchir à quelques éléments de sécurité si elle venait à monter plus.
Pour le moment, elle nous enrichi toujours un peu plus la terre pour un potager plein de promesses !
Les 3 week-ends de chantier participatif du 18 mai 2024 au 2 juin 2024 commencent. Et c’est parti pour 6 jours intenses d’auto-construction d’un garage en chantier participatif.
On ne saura pas ce qui s’est passé dans la tête de ce chauffeur de ce 33 tonnes. Début 2024 a été très pluvieux, les chemins sont boueux, glissants. Le chemin qui mène chez nous a toute ces caractéristiques. Il n’est pas adapté à un camion de transport de gravats.
Pourtant, ce 3 novembre 2024, c’est bien un 33 tonnes qui est venu jusqu’à chez nous. Il a parcouru le chemin de terre et a fini par s’enliser dans la boue en bout de chemin. Au point de ne plus pouvoir ressortir. Il tentait d’avancer un peu pour mieux reculer, ce qui l’enlisait encore plus… bref, il était pris au piège.
Il a fallu attendre la fin de journée pour que l’entreprise responsable du camion fasse intervenir des tracteurs pour tenter de faire sortir le camion.
Un seul tracteur tirant le camion en arrière ne suffisait pas. Un second tracteur tirant le premier tracteur tirant le camion… ne suffisait toujours pas. La décision est prise : il faut vider le chargement de gravats sur le chemin pour que le camion puisse essayer de reculer sans s’enliser davantage.
Voilà donc le camion qui avance un peu plus en vidant sa cargaison, puis un tracteur qui vient étaler les gravats au sol. Un des tracteurs passe devant le camion pour le pousser, pendant qu’un second tracteur tire le camion, ce qui finit par le décoincer ! Bravo aux sauveteurs du camion enlisé.
Le parking est dans un état… mais les responsables reviennent dès le lendemain pour tout remettre au propre.
Pour l’entreprise, c’est certainement une mauvaise journée. Pour nous, ça n’est plus qu’une histoire à raconter.
Des inondations en deux sèvres ? L’année de l’achat du lieu (2023) a été particulièrement pluvieuse, notamment à l’automne.
Les pluies ont gorgé d’eau les terrains qui attendent patiemment que la végétation repousse pour se dégorger. Mais voilà, le début d’année 2024 continue d’être pluvieux, et c’est le 22 février 2024 que la rivière décide de sortir de son lit de façon plus impressionnante !
Elle n’atteint pas pour autant les maisons de notre habitat partagé, ni même la terrasse la plus exposée.