Auteur/autrice : Clément Massé

  • La Contré : fabrication de savons maison

    La Contré : fabrication de savons maison

    Savons maison : la saponification à froid

    Il est facile de réaliser ses savons maison, en suivant une recette et en prenant quelques précautions, lorsque l’on utilise le procédé de saponification à froid.

    Dans cet article, nous parlerons uniquement des savons que nous fabriquons à la Contré, et non de l’ensemble des processus de fabrication de savons. Il existe suffisamment d’articles sur Internet (comme celui du site assez complet « il était un savon« ) si vous souhaitez plus de détails techniques et théoriques.

    En quelques mots, la saponification à froid consiste à générer une réaction chimique entre des corps gras, des huiles, et une base (notion de chimie : le contraire de l’acide). Cette réaction crée du savon qui conserve les bienfaits des huiles utilisées :  effet douceur, hydratant, antioxydant, protecteur, émollient, nourrissant, adoucissant etc.

    Ainsi, pour fabriquer notre savon maison, nous avons choisi d’utiliser des huiles BIO : nous en mettons sur notre corps à chaque fois que nous le lavons, autant qu’elles ne contiennent pas de pesticides.

    Savons maison : quelques précautions

    Attention, la fabrication de notre savon maison nécessite d’appliquer quelques précautions.

    • Les enfants tu écarteras : L’utilisation de soude caustique n’est pas à laisser entre toutes les mains, notamment celles des enfants, qui doivent être écartés de la zone où seront fabriqués les savons.
    • Des protections tu utiliseras : La soude, ça brûle ! Les huiles c’est gras ! Mettre des gants résistants (type « mapa ») te permet d’éviter de t’abimer la peau. Un tablier pour protéger tes vêtements, et pourquoi pas des lunettes de protection pour prévenir d’éventuelles projections/vapeurs. Tu peux aussi utiliser une grande bâche pour protéger la table que tu utiliseras pour confectionner tes savons.
    • Dans une zone aérée tu seras : la réaction chimique génère des vapeurs qu’il ne faut pas respirer
    • Du vinaigre blanc tu auras à disposition : En cas de contact de la soude avec votre peau, mettez-y immédiatement du vinaigre blanc pour annuler l’action de la soude (brulure). Petit rappel de chimie : la soude (une base forte, ph >7) associé à du vinaigre (de l’acide, ph <7) redevient neutre : le mélange acide-base se transforme en sel et en eau.
    • Des ustensiles consacrés au savon, tu prévoiras : Nous avons fait le choix d’avoir « une caisse à savon » dans laquelle nous mettons tous les objets utilisés pour la fabrication du savon. Ces objets ne servent qu’à ça. Vu la dangerosité de la soude, nous ne voulons pas jouer avec notre santé en risquant d’en ingérer par manque de nettoyage ou autre raison.
    • Des ustensiles en bois tu utiliseras : la soude est corrosive et attaque le métal. Il faut donc toujours utiliser des outils autre que métalliques dès que vous manipulez les savons en cours de fabrication. Nous vous conseillons de prendre des outils en bois que nous n’utiliserez que pour faire les savons.

    Savons maisons : notre recette de base

    Maintenant que toute la partie sécurité est en place, il ne reste plus qu’à créer.

    Quel matériel ?

    • 2 casseroles
    • Des touillettes en bois (genre baguettes chinoises, cuillères en bois)
    • Une balance
    • Un mixeur plongeant
    • Des moules pour vos savons
    • Une grande bâche de protection pour la table
    • Des gants/masques/tabliers pour chacun·e·s
    • des éponges, torchons et produits vaisselle afin de s’assurer que tout ce qui est manipulé avec de la soude est bien mis de côté
    • Si vous mettez de la couleur : des bocaux en verre (genre bocaux d’haricots verts vides).
    savon maison matériel
    Savons maison : le matériel

    Quels ingrédients ?

    Pour réaliser 1kg de savon, nous utilisons :

    • 250 grammes d’huile de coco
    • 100 grammes d’huile de karité
    • 200 grammes d’huile de ricin
    • 150 grammes d’huile de Colza
    • 300 grammes d’huile d’olive
    • 380 grammes d’eau déminéralisée
    • 136,42 grammes de soude caustique (136 grammes, ça fonctionne 😉 )
    • Si vous mettez de la couleur : des colorants –> voir recette plus fun
    • Si vous mettez des odeurs : des huiles essentielles BIO (et périmés ?) –> voir recette plus fun

    Est-ce que je peux remplacer une huile par une autre ? modifier une quantité ? la réponse est simple : NON. Le processus de saponification est un calcul qui dépend des propriétés des huiles utilisées. La modifier fera rater votre fabrication. Vous pouvez aussi faire votre propre recette en vous appuyant sur le site qui a servi de base à notre recette : https://soapcalc.net/calculator

    La recette

    Lisez bien toute la recette dans sa globalité avant de vous lancer, pour prendre en compte tous les détails importants.

    Jour 1 : préparation du mélange
    • Vous pouvez vous équiper (gants, tablier, lunettes etc.)
    • Mettre l’eau déminéralisé dans un récipient, y verser la soude caustique (et non l’inverse !) : la soude va faire chauffer l’eau et créer des vapeurs à ne pas respirer. Mettez ce mélange dans une zone ventilée, loin de vous, et attendez qu’il refroidisse : il faut qu’il redescende entre 35 et 50°. Attention, à garder un œil sur le mélange, personne ne doit s’en approcher (risque de brulure).
    savon maison : eau déminéralisée
    Utilisation d’eau déminéralisée
    savon maison : mélange eau et soude
    Savons maison : mélange eau et soude
    • En attendant, dans une casserole, mélanger toutes les huiles. Ensuite, faites chauffer tout doucement les huiles afin que le mélange soit homogène et liquide et atteigne 35-50°.
    savon maison : huiles chauffées
    Les huiles chauffées
    • Lorsque les 2 préparations sont à température équivalente (35-50°), versez la soude dans les huiles (et non l’inverse !). Plongez le mixeur dans ce mélange final et commencez à mixer par intermittence tout en remuant. En quelques dizaines de secondes, la trace finit par apparaitre.
      • La trace ? Lorsque vous mixez votre mélange, il s’épaissit. Il ne faut pas qu’il soit trop épais, ni trop liquide. L’indicateur ? la trace. Pour la trouver ? il faut arrêter le mixeur et le sortir du mélange. Si la trace du mixeur reste visible quelques instants sur la surface du mélange, vous l’avez trouvée ! Si elle disparait, c’est trop liquide. Si elle reste trop longtemps, c’est peut-être trop solide : vous n’aurez certainement pas le temps de faire de la couleur. Restez sur la recette simple.
    savon maison : mélange mixé
    Le mélange mixé
    savon maison : la TRACE
    Savons maison : la TRACE
    Jour 1 : moulage
    • Quand la trace est là, vous pouvez verser le mélange obtenu dans vos récipients à savons. De notre côté, nous utilisons des moules à gâteau en silicone (facile à démouler).
    savon maison : en cours de création
    Savons en cours de création
    savon maison : savons décorés
    Futurs savons décorés avec des couleurs
    savon maison : savons colorés
    Savons colorés
    • Les récipients remplis doivent être laissés dans un lieu ventilé et inaccessibles aux enfants et animaux, pendant 48h. Il est recommandé de les recouvrir d’un lange, une serviette, pour les maintenir au chaud afin d’accélérer le processus de saponification.
    Quelques jours plus tard
    • Au bout de 48h, vous pouvez démouler vos savons en portant des gants et avec précaution : vos savons sont encore un peu mous. Laissez-les finir de sécher, toujours dans un endroit ventilé inaccessible aux enfants et animaux, pendant 4 semaines.
    savon maison : démoulage
    Démoulage
    savon maison : démoulage
    Démoulage
    Quelques semaines plus tard
    • 4 semaines plus tard, vous pouvez les stocker dans une boite pour être utilisé quand bon vous semblera. Ils doivent être à l’abri de la lumière et de la chaleur pour optimiser leur conservation qui peut durer plusieurs années (du moins c’est ce qu’il parait, nous les conservons rarement aussi longtemps !).
    savon maison : c'est  prêt
    C’est prêt

    A noter : sur l’image, les savons jaunes sont ceux qui n’ont pas de couleur. Les autres sont colorés (voir recette plus fun).

    Savons maison : notre recette plus fun

    C’est la même que la recette de base, mais nous ajoutons des colorants naturels pour faire des savons plus jolis (c’est un peu plus long à faire, mais beaucoup plus fun). Parfois, nous mettons aussi de vieilles huiles essentielles BIO périmés pour donner une touche odorante aux savons.

    AJOUT D’ODEUR

    Lors de l’étape 5, AVANT d’obtenir la trace, versez votre huile essentielle dans le mélange. Puis mélangez jusqu’à obtenir la trace.

    AJOUT DE COULEUR

    Lors de l’étape 5, APRÈS avoir obtenu la trace, au lieu de verser le mélange directement dans les moules, versez le mélange dans autant de bocaux que vous voulez de couleurs différentes. A noter : le savon est jaune par défaut. A prendre en compte lorsque vous mettez les colorants (qui vont se mélanger au jaune du savon).

    savon maison couleur
    Savon maison : mélange de couleurs

    Par exemple, si vous mettez du colorant bleu dans un bocal contenant la préparation, vous obtiendrez un mélange vert (bleu et jaune = vert).

    Dans chaque bocal, vous mettez une cuillère à café du colorant de votre choix puis vous mélangez le contenu du bocal. Vous obteniez ainsi autant de couleur différente que de bocaux. Vous pouvez d’ailleurs laisser un bocal sans colorant pour avoir du jaune.

    Il ne vous reste plus qu’à laisser libre court à votre imagination et mettre dans les moules les mélanges de couleur de votre choix.

    Attention : le savon durcit assez vite, vous devez faire cette création rapidement.

  • La Contré : nouvelle intégration réussie !

    La Contré : nouvelle intégration réussie !

    Mélanie rejoint la Contré : nouvelle intégration réussie

    La Contré : nouvelle intégration réussie ! Nous avons pu confirmer la pertinence de notre parcours d’intégration avec l’arrivée de Mélanie. Nous avons utilisé le même que celui utilisé avec Marina.

    Comment avons nous fait pour choisir les foyers en immersion ? Nous nous sommes laissé porter, et avons programmé, courant septembre-octobre 3 immersions venant de sources différentes (rencontre précédente, hasard, Habitat Participatif France). La première fin novembre, la seconde fin janvier et la dernière début février.

    Pour cette seconde intégration, nous avons vécu plusieurs moments forts en émotions, nous nous sommes trompés, nous nous sommes émerveillés, nous avons douté, nous avons tissé des liens, bref… c’était intense et riche.

    Immersion 1 : Sonia

    Tout a commencé avec une première personne (que nous nommerons Sonia pour conserver son anonymat). Elle est venue pour une nouvelle grande semaine d’immersion. Sonia était déjà passée nous voir deux fois. Elle est venue une troisième fois avec le souhait de potentiellement habiter le Refuge. Pendant ce nouveau séjour, nous avons pu vivre notre première situation de conflit au sein de la Contré, impliquant Sonia. A la fin de son séjour, nous avons fait le bilan, toustes ensemble, Sonia incluse. Ce bilan a été un échec à plusieurs niveaux :

    • Nous n’avions pas pris le temps de le préparer. La seule consigne que nous nous étions donnée était de parler en « je » : insuffisant.
    • Nous avons fait un tour de table où chacun·e pouvait donner son avis sur les temps passés avec Sonia, et où Sonia pouvait donner son avis sur les temps passés au sein de la Contré : Sonia a reçu presque exclusivement des retours négatifs. Elle ne méritait pas ça : échec de méthodologie et de forme.
    • La colère que Sonia avait pu créer chez certain·es d’entre nous, nous a empêchés d’être dans plus de bienveillance. Peut-être aurions-nous du éviter le retour à chaud ?

    Cette expérience nous a tout de même permis de ressentir une belle unité entre les cohabitant·e·s. Elle nous a également fait grandir sur les outils : nous utilisons désormais un outil permettant à la fois de poser « le positif » et « le négatif » que chacun·e a pu vivre lors d’une immersion. Enfin, elle nous a rappelé que nous sommes des humain·e·s qui grandissent à chaque expérience de vie.

    Immersion 2 : Mélanie

    La seconde immersion prévue était celle de Mélanie. Comme pour toute immersion, nous nous efforçons d’être plus présent·es dans la maison commune. Ainsi, nous nous croisons plus entre cohabitant·es et avec le foyer en immersion. Pendant sa présence, l’unité existante autour de la Contré s’est « re » révélée naturellement : nous prenions beaucoup de plaisir à nous retrouver. Comme nous l’avons finalement évoqué lors du bilan « outillé » en fin de séjour : Avec toi Mélanie, c’est fluide, c’est simple, c’est naturel. C’est un peu comme si tu étais déjà cohabitant·e depuis longtemps.

    Immersion 3 : Yoan et Justine

    La troisième et dernière immersion prévue était celle Yoann et Justine (que nous nommerons ainsi pour conserver leur anonymat). Le contexte est particulier : il n’y a qu’un jour de battement entre le départ de Mélanie, et l’arrivée de Yoan et Justine. Nous n’avions pas mesuré à quel point une semaine d’immersion pouvait être éprouvante. Avec le recul, nous pensons avoir eu moins d’énergie à consacrer à cette seconde immersion.

    Mais revenons à la rencontre : Avec Yoan et Justine, tout a commencé un peu par hasard. Ils allaient découvrir un autre habitat partagé et ont choisi de s’arrêter sur le trajet à quelques kilomètres de chez nous, dans un airbnb, détenu par un couple d’amis. C’est ainsi que 2 d’entre nous les avons rencontrés pour un échange imprévu, mais très intéressant : des envies communes, des projets allant dans la même direction, des valeurs similaires, bref, avec une grande envie d’en savoir plus. Quelques semaines plus tard, nous avons échangé en visio pour que l’ensemble de la Contré puisse les « rencontrer » : l’immersion était la prochaine étape.

    Pendant leur séjour, nous avons pu échanger avec grande sincérité et congruence sur nos chemins de vie respectifs, nos envies. Bien sûr nous avons également détaillé le fonctionnement plus « terre à terre » de notre habitat partagé (SCI, parties privées / parties communes, loyers etc.). L’impression que 2 d’entre nous avait eue lors de notre première rencontre s’est confirmée : nous allons dans une direction semblable, nous aurions certainement de belles choses à construire ensemble.

    L’heure du bilan « outillé » finit par arriver : l’immersion a été bien vécue pour toustes. Mais maintenant il fallait « faire un choix ».

    L’heure du choix

    C’était un mercredi soir, après 2 semaines intenses d’immersions, il ne nous restait plus qu’à essayer de choisir lequel des 2 foyers restants nous choisirions. Après le départ de Yoan et Justine, et avant ce fameux mercredi soir, chacun·e d’entre nous était dans le flou, l’indécision totale. Seule certitude partagée : il n’y avait pas de « mauvais choix ».

    Nous avons choisi de faire un tour de table où chacun·e pouvait librement s’exprimer sur son ressenti vécu lors de ces 2 immersions, ses « conclusions » s’il y en avait. Le flou était toujours très présent.

    Ensuite, nous avons évoqué des détails que chacun·e a pu percevoir. La magie de l’intelligence collective a commencé à pointer le bout de son nez : à force d’échanges, de détails partagés, de fil en aiguille, nous avons fini par tisser, ensemble, le foyer qui nous semblait le plus pertinent pour la Contré.

    Bienvenue Mélanie

    Quel bilan ?

    Des immersions toujours très fournies en échanges, en émotions, en découverte de l’autre. Nous repartons de ces expériences avec plusieurs richesses :

    • Il est important d’avoir des supports visuels et outils pour nous aider à guider nos pensées et nos intelligences émotionnelles.
    • Une semaine d’immersion est très intense à la fois pour celles et ceux qui la vivent et pour nous, les co-habitant·e·s. Il n’est plus envisageable d’en enchainer plusieurs sans une bonne semaine (minimum) de « repos ».
    • L’immersion est très riche et apporte énormément, nous souhaitons reproduire l’expérience : nous proposerons certainement à l’avenir des semaines d’immersions « sans enjeu ». Une sorte de « j’irai dormir chez vous » à la Contré.
    • Faire confiance à l’intelligence collective, qui va s’enrichir d’une voix supplémentaire

    État des lieux des logements restants à la Contré

    Mélanie a choisi de vivre dans le refuge. Il ne reste plus qu’un logement à rénover/habiter : la maison des fées, logement de 70m2 plutôt adapté pour une famille. Cette maison nécessite des travaux de remise en état avant de pouvoir s’y installer. Nous imaginons un aménagement possible en 2027/2028.

    Plus d’informations sur la maison des fées sur cette page.

  • Inondation 2026

    Inondation 2026

    Inondation 2026 : ici ça va !

    L’inondation 2026 était clémente. Cette année la pluie a mis plus de temps à arriver. La fin de l’année 2025 a été particulièrement sèche chez nous, aucun débordement à annoncer. La rivière est bien restée dans son lit. Les terres et nappes étaient donc encore prêtes à accueillir une bonne quantité d’eau.

    C’est à partir de mi-février, pic de crue de l’Egray, que l’eau est sortie de son lit mais rien d’alarmant. L’année dernière, elle avait presque atteint la terrasse d’Yggdrasil.

    Une partie des villes et villages de France a pourtant été durement touchée en ce début d’année : appel à la vigilance du gouvernement, 294 communes reconnues en catastrophe naturelle, images impressionnantes à la Réole et ailleurs.

    L’Egray qui est sur notre terrain, est un affluent de la Sèvre Niortaise, qui est pourtant également bien sortie de son lit.

    Une zone inondable bien définie ?

    Nous sommes pourtant en zone inondable et ce jusqu’à 6m au-dessus du niveau maximal atteint depuis 2023 (et même avant d’après les habitants vivant dans la commune depuis bien plus longtemps).

    Nous n’imaginons pas qu’un jour le maximum de la zone inondable définie puisse être atteint par les eaux. Après 40 jours de pluie consécutive cette année, elle a à peine atteint 1m de haut. Comment pourrait-elle atteindre 5,5m de haut ? sans affluents notables ?

    Source de l’image : https://www.sandre.eaufrance.fr/geo/CoursEau_Carthage2017/N4124000

    L’Egray fait 24.38 km de long. Nous sommes à peu près au milieu. Si le maximum de la zone inondable venait à être atteint, que resterait-il de la France ? Un ensemble d’ilots isolés par les flots ?

  • La Contré sous la neige

    La Contré sous la neige

    Un mardi pas comme les autres : sous la neige

    Ce mardi 6 janvier, l’ensemble des Deux-Sèvres s’est réveillé sous une « épaisse » couche de neige : de 6 à 15 centimètres de belle poudreuse. C’est totalement exceptionnel dans le département. Le dernier épisode notable de neige date de 2018. On pouvait lire à l’époque dans un journal local :

    5 et 6 février (2018). Dans la nuit du lundi au mardi, puis le mardi en abondance, la neige est tombée et a paré les rues, les parcs, les toits de son blanc manteau, créant partout de féériques paysages assez rares par ici. Quelques 10 centimètres d’une belle poudreuse, idéale pour les bonhommes de neige. Les services municipaux étaient, eux, sur le pont, pour sabler et sécuriser les voiries.

    Ce jour-là tout s’est arrêté, un peu comme une pause qu’il fallait prendre. Aucun intérêt de prendre sa voiture pour encombrer les services de dépannage d’urgence ou se retrouver à gérer notre voiture dans le fossé. Les bus scolaires ne circulaient pas

    Un réveil émerveillé sous la neige à la Contré

    En ouvrant les yeux, quelle surprise ! Il a bien eu de belles chutes de neige dans la nuit. La Contré a mis son manteau blanc. C’est une première pour nous. Nous n’avons pas envisagé d’essayer de sortir de chez nous en voiture pour amener Anna à l’école : trop de risque, trop de stress pour… ? Bref, Anna a fait comme de nombreux enfant, elle n’est pas allée à l’école. Le mot d’ordre du jour est : on va profiter autant qu’on peut !

    Camille n’était pas en forme, mais nous avons quand même pu aller toucher la neige et nous balader dans la forêt. Quelle balade merveilleuse ! Les branches des arbres qui portent la neige, le craquement de nos chaussures dans la poudreuse, la quête de quelques traces d’animaux, les quelques stalactites formés ici et la. Ensuite c’est l’improvisation d’une piste de luge dans la grande descente de l’observatoire : avec une balançoire comme support de glisse, ce n’est pas si mal 🙂

    Que serait une journée neige sans son traditionnel bonhomme de neige ?

    Bonhomme de neige
    Bonhomme de neige
    2 Bonhommes de neige
    2 Bonhommes de neige

    Parmi les nombreux oiseaux vu dans la journée, un rouge gorge est venu s’approcher de la rivière.

    Rouge Gorge à la Contré
    Rouge Gorge à la Contré
    Rouge Gorge à la Contré
    Rouge Gorge à la Contré

    Un mercredi sans risque

    Le lendemain, l’école de notre fille reste fermée : avec les pluies verglaçantes qui sont tombées dans la nuit sur la neige restante, il valait mieux être prudent.

    Cette deuxième journée marque la fin de cet épisode de neige. Le soleil se lève plus chaud qu’hier, et fait définitivement fondre ce qui restait de neige exposée au soleil.

    La neige à l’ombre persiste encore un peu, jusqu’à ce que la pluie s’en mêle. Quelques heures passent, le moment neigeux s’évanouit aussi vite qu’il est arrivé. Il reste bien quelques traces de nos deux bonhommes de neige qui font grise mine au milieu de l’herbe.

    Merci pour cette belle parenthèse, pour ces batailles de boules de neige, ces glissades sur une balançoire en plastique sur des pistes improvisées, pour ces balades dans ce doux manteau blanc. A la fois, froid et apaisant, soudain et silencieux, humide et doux. Il restera gravé dans nos cœurs.

  • La Contré : un habitat partagé

    La Contré : un habitat partagé

    Un habitat partagé : c’est quoi ?

    Un habitat partagé peut être défini de plusieurs manières. Pour habitat participatif France

    « Un habitat participatif est conçu collectivement par un groupe de personnes, qui se rassemble pour imaginer ensemble leur habitat. Il est composé de logements individuels et d’espaces communs et mutualisés, qui sont gérés directement par ses habitant·e·s. Aujourd’hui, il existe près de 1100 projets d’habitats participatifs en France, tous différents, mais unis par la même motivation : habiter autrement de manière plus participative, solidaire et écologique ! »

    Évidemment, nous sommes totalement en accord avec cette définition, mais… qu’en est-il vraiment ? C’est quoi la vie réelle dans un habitat partagé ? Est-ce que si je vis dans un habitat partagé, je sais ce qu’est la vie en habitat partagé ?

    Non. Tout n’est pas si simple.

    Lorsque vous comparez votre foyer à un autre, j’imagine que vous y voyez beaucoup de différences. Entre vos façons de consommer, d’être en relation avec les autres personnes du foyer, de concevoir le quotidien, de penser etc. chaque foyer est différent. Finalement, vivre dans un foyer ne signifie pas que vous connaissez la vie en foyer, mais bien la vie dans votre foyer.

    Pour un habitat partagé, c’est pareil, voir… plus complexe puisqu’il s’agit d’un ensemble de foyers.

    L’humain au centre de tout ?

    A la Contré, lorsque nous parlons d’un habitat partagé, nous parlons finalement d’un ensemble d’humain·e·s qui choisissent de partager une partie de leur quotidien. C’est un peu comme lorsque 2 personnes choisissent de vivre en couple : c’est un choix de partage de quotidien. Un choix de prendre de son temps, pour le passer avec une autre personne.

    A la Contré, chaque habitant·e à choisi de se dire « oui » pour faire plus ample connaissance, pour prendre soin, pour accepter l’autre tel qu’il est. Nous essayons de nous faire grandir par l’entraide, le partage de compétences, la prise en compte de l’autre, l’acceptation, l’écoute sincère.

    L’habitat partagé est donc la somme des individus qui le composent, avec une envie commune, régie par la raison d’être (Celle de la Contré est ici).

    Nos principes relationnels

    A la Contré, nous sommes un petit collectif. Cette taille de groupe nous permet de créer un cercle de confiance sécurisant pour les habitant·e·s, qui est notamment entretenu par un « pizza-blabla » bimensuel et des rencontres non organisées. La connaissance progressive de chacun·e des membres du collectif, l’intérêt réel pour le bien être de chacun·e et l’envie de construire un lieu apaisé et ressourçant nous permet de désamorcer rapidement toute source de mécontentement et éviter les conflits.

    Et si finalement la bonne connaissance de l’autre, par la permaculture humaine, l’intelligence collective, l’implication de chacun·e était une des clés de la réussite d’un habitat partagé ?

    Parmi les clés de la réussite, il y a également les projets collectifs ! Nous en parlerons dans un prochain article.

  • La Contré : nouvelle habitante

    La Contré : nouvelle habitante

    Marina rejoint la Contré : intégration réussie !

    La Contré : nouvelle habitante! Nous avons pu expérimenter avec Marina notre parcours d’intégration :

    • Elle a commencé à participer à une présentation de notre habitat partagé il y a quelques mois, au sein d’un petit groupe de personnes. D’ailleurs, nous participons aux Journées Portes Ouvertes de l’Habitat Participatif organisées par Habitat Participatif France. Si vous souhaitez venir nous rencontrer et en savoir plus sur notre habitat partagé, c’est le bon moment. C’est le 28 septembre 2025 : Plus d’information sur ce lien.
    • Dans un second temps, Marina a participé à notre « pizza blabla » bimensuel, pour appréhender notre fonctionnement de groupe. Le pizza blabla est notre moment d’échange participatif : chacun peut ajouter des points à notre ordre du jour. Les différents points sont ensuite traités par ordre d’arrivé. C’est ici que nous discutons de nos projets communs, de notre vie commune, de tout ce que l’on souhaite faire partager aux co-habitants.
    • Enfin, Marina a pu participer et vivre pleinement notre collectif pendant son séjour d’immersion d’une semaine. Nous avons pour l’occasion fabriqué des savons, préparé notre lessive à la cendre, œuvré dans le potager, partagé des moments conviviaux… bref, nous avons vécu comme si Marina était déjà co-habitante. Pendant cette immersion, Marina a d’ailleurs pu vivre un second temps de pizza blabla.

    État des lieux des logements

    Marina a choisi de vivre dans Yggdrasil, logement qui fait partie de la grande maison. La grande maison de 3 logements est donc complète.

    Il reste 2 logements à rénover/habiter :

    • la maison des fées, logement de 70m2 plutôt adapté pour une famille. Cette maison nécessite des travaux de remise en état avant de pouvoir s’y installer.
    • Le refuge, petit logement de 40m2, qui nécessite moins de travaux, mais qui n’est pas habitable immédiatement.

    Plus d’informations sur les logements et leurs travaux sur cette page.

  • Journée portes ouvertes habitat partagé

    Journée portes ouvertes habitat partagé

    La Contré participe aux journées portes ouvertes de l’habitat partagé

    C’est une première pour nous ! Nous allons officiellement ouvrir nos portes à celles et ceux qui souhaitent en savoir plus sur notre façon de vivre en habitat partagé. Cette journée portes ouvertes de l’habitat partagé est promue par Habitat Participatif France : plus d’informations sur leur site.

    Journée portes ouvertes habitat partagé

    Chaque habitat partagé est unique, ne serait-ce que parce que les habitants y sont différents. Les règles de vie et façon de concevoir l’habitat partagé est également différent d’un lieu à un autre. A la Contré, nous fonctionnons avec des logements individuels associés à un logement commun. Ce logement commun contient la buanderie, la salle de jeux, les chambres d’amis, une grande salle de vie qui permet d’accueillir sereinement famille et amis. L’extérieur est également commun, nous partageons un atelier/garage, un potager, un espace de jeux pour enfants (balançoire, trampoline, petite cabane…) ainsi que tous les espaces naturels (rivière, bois etc.). Côté immatériel, nous fonctionnons avec une gouvernance partagée, essayons de respecter au mieux les êtres que nous sommes, essayons de prendre soin les uns des autres.

    Nous préservons au mieux les espaces pour vivre avec les autres êtres vivants, quel que soit leur taille. Pas facile de combattre certaines peurs ancrées parfois, comme la peur des araignées, des serpents, de rongeurs… mais on y travaille.

    Pas facile de résumer notre habitat en quelques lignes, le mieux reste de venir nous rencontrer.

    Programme de la journée du 28 septembre 2025

    • 10h30 et 15h00 : Accueil et présentation rapide du projet
    • 11h et 15h30 : Visite du lieu suivi d’un temps d’échange
    • 12h : pique-nique sorti du sac

    Nous vous proposons également plusieurs temps d’échange sur des sujets plus précis lors de la journée. Nous pourrons entrer dans le détail de notre choix de structure juridique, de notre parcours d’intégration, de notre mode de vie, de la conception syntropique de notre potager, de permaculture humaine etc.

    Nous trouver

    Venir à La Contré
    Comment venir à la Contré ?

    Et si vous aimez bien les cartes GPS :

  • Lessive à la cendre

    Lessive à la cendre

    La lessive à la cendre : une lessive écologique et économique

    La lessive à la cendre est à la fois économique et écologique. Économique ? Elle ne coute rien, vraiment rien. Les ingrédients pour la concocter sont simple : de la cendre filtrée (sans copeaux de charbon de bois), de l’eau (de pluie si possible) et c’est tout. Vous pouvez récupérer la cendre de votre poêle/cheminée/chaudière bois/barbecue. Si vous ne produisez pas de cendre ? vous pouvez toujours vous en procurer chez quelqu’un qui en a un, ou choisir une autre lessive maison.

    Cette lessive est également très écologique : elle ne rejette pas de produits nocifs pour l’environnement vu ce qu’elle contient 😉

    La lessive à la cendre : une lessive sans inconvénients ?

    Nous pouvons lui reprocher de devoir être étendue rapidement après lavage. Comme elle n’est pas parfumée, elle ne masque pas l’odeur que dégage du linge mouillé entassé dans un endroit clos (le tambour de la machine à laver). Il vaut donc mieux l’étendre sans trop attendre pour éviter les mauvaises odeurs.

    Elle n’est pas aussi efficace que d’autres lessives sur des tâches tenaces. Lorsqu’on a des vraies tâches, un petit coup de savon détachant avant de le mettre dans la machine, et la tâche n’est plus qu’une histoire ancienne.

    La lessive à la cendre : une lessive « sans »

    J’aime beaucoup dire que notre lessive est une lessive sans. Contrairement à la plupart des lessives du commerce qui te donnent l’impression de prendre des risques à chaque fois que tu l’utilises (cf un article de comparaison de lessives) Pourquoi ? tout simplement parce qu’elle est :

    • Zéro déchet :
      • Sans plastique (pas de capsule, ni emballage plastique).
      • Sans carton (pas d’emballage).
    • Hypoallergénique :
      • Sans conservateurs, connus pour être allergisants.
      • Sans parfums, qui sont également allergisants.
    • Honnête :
      • Sans odeurs, plus de doute possible sur la propreté de son linge : soit il ne sent rien et il est propre, soit il sent mauvais et retour à la machine. Une lessive avec du parfum masque le linge mal lavé, mal séché.
    • Respectueuse de son environnement :
      • Sans rejets de produits nocifs dans l’environnement.
    • Sans prise de tête :
      • Se conserve au moins 6 mois : nous n’avons jamais conservé cette lessive plus de 6 mois vu que nous l’utilisons et en refabriquons au moins tous les 6 mois. Nous la conservons dans des bidons de 5 litres propres, qui contenaient de l’eau déminéralisée ou du vinaigre blanc. Nous l’avons également conservé dans des bocaux en verre, ça fonctionne aussi, mais c’est moins pratique à l’usage. Bref, utiliser un contenant de récup propre, ça fonctionne bien.
      • Sans difficulté de fabrication : Facile à réaliser soit même.
      • Sans chichi : efficace tout simplement.

    La lessive officielle de la Contré

    Ici à la Contré, nous produisons de la cendre, la seule matière première dont nous avons besoin pour fabriquer la lessive à la cendre. L’eau de pluie se récupérant facilement avec un récupérateur d’eau. Au fil du temps, elle est devenue la lessive utilisée par tous les habitants au vu de ses avantages.

    Recette de la lessive à la cendre

    Nous fabriquons notre lessive à la cendre en suivant cette recette qui s’étale sur 3-4 jours. Le premier jour, vous aurez besoin de seau(x), de cendre et d’eau. Le dernier jour, vous aurez besoin de 2 contenants de 10L minimum, d’un entonnoir, de bidons vides (ou autre contenant qui stockera votre lessive), de 3 torchons (1 « grosses mailles » et 2 « mailles plus fines »).

    La recette de la lessive à la cendre, au jour le jour

    • Jour 1 :
      • Mettre dans un seau, 100g de cendre filtrée par litre d’eau. Pour gagner du temps, nous utilisons un seau de maçon de 11 litres. Nous mettons 1kg de cendre au fond et nous remplissons le seau jusqu’au trait de 10 litres.
      • Touiller le mélange obtenu : vous obtenez un mélange « gris/marron » la plupart du temps.
      • Laisser décanter au moins 48h, tout en le remélangeant 1 à 2 fois par jour : l’idée étant de faire remonter la potasse en surface.
      • Il faut compter 20min pour faire 4 seaux.
    • Jour 2 :
      • Le matin et le soir : remélanger le contenu du/des seau(x) et laisser reposer.
    • Jour 3 :
      • Le matin et le soir : remélanger le contenu du/des seau(x) et laisser reposer.
    • Jour 4 :
      • Après vérification que le liquide en surface est bien « savonneux », vous pouvez commencer la filtration. Il vous suffit de toucher le liquide en surface pour tester le côté savonneux.
      • Sur un premier récipient de contenance minimale de 10L, fixez un torchon (avec des pinces à linges par exemple) aux mailles plutôt lâches. Faites basculer le seau de lessive lentement sur le torchon et arrêtez-vous avant que le fond du seau n’arrive sur le torchon. L’objectif est de filtrer les grosses particules restantes sans boucher les mailles du torchon avec le fond du seau.
      • Sur un second récipient de contenance minimale de 10L, fixer les 2 torchons de mailles plus fines,l’un sur l’autre. Faites-y passer le contenu de votre premier récipient.
      • Et voilà, votre lessive est prête à l’usage. Il ne vous reste plus qu’à la verser dans vos bidons/bocaux… à l’aide de l’entonnoir. Vos contenants sont maintenant remplis de lessive maison.
      • Il faut compter une petite heure pour faire 4 seaux.

    Quel rendement ?

    4 seaux de 10L de mélange eau et cendre nous permettent d’avoir facilement une trentaine de litres de lessive. Nous pourrions chercher à filtrer plus, mais le jeu n’en vaut pas la chandelle. La fin des seaux est trop mélangée à la cendre du fond du seau. Trop de solide pour peu de liquide.

    Petite astuce si vous voulez optimiser votre rendement (au prix de quelques heures d’attente) : quand vous arrivez à la fin du second seau, videz le dans la fin du premier seau (qui contient de la cendre et un peu de lessive). Faite de même avec tous les seaux. Laisser reposer quelques heures. Ce « nouveau » seau peut de nouveau être filtré, et vous récupérerez quelques litres de lessive en plus.

    Quelles économies réelles ?

    En considérant que vous utilisez de l’eau de pluie (gratuite) et que vous récupérez de la cendre gratuitement, alors vous fabriquez 30 litres de lessive à la cendre gratuitement en environ 1h30 de temps cumulé.

    Si on considère une lessive « moyenne gamme » à 3.5€/litre, ça vous fait économiser une centaine d’euros.

    Si on considère une lessive respectueuse de l’environnement, qui est plus autour de 5€/litre, vous êtes à 150€ d’économie.

    Et si on compare au temps passé ? Il faut que vous trouviez un métier qui vous rapporte quand même entre 50 et 75€ de l’heure, soit entre 7 500€ et 11 000€ par mois. Si vous êtes en dessous de ce salaire, vous pouvez même faire un peu de « sans solde » pour fabriquer votre lessive, vous serez gagnant (en ne comptant que l’aspect économique).

    Utilisation de la lessive à la cendre

    Quelle quantité de lessive faut-il mettre dans la machine ? Pour une machine de 6-8kg, nous utilisons un ancien bouchon de lessive non concentrée que nous remplissons. Le mieux étant de tester ce qui vous convient.

    Pour avoir une lessive plus concentrée, il suffit d’augmenter la quantité de cendre par litre d’eau. A noter que certaines recettes parlent plutôt de 50g de cendre par litre. Nous sommes donc déjà sur une lessive plutôt concentrée.

    Conclusion

    Notre retour sur expérience de la lessive à la cendre est simple. Nous l’utilisons pour notre famille de 2 adultes, 2 enfants (21 mois et 8 ans, au jour où j’écris ces lignes). Nous sommes en couches lavables depuis la naissance de notre première fille et continuons à les utiliser pour la seconde. Autant dire que nous faisons tourner très régulièrement notre machine à laver. Nous utilisons cette lessive depuis plus de 6 ans, sans avoir eu envie d’en changer.

    Bref, pas grand-chose à lui reprocher, et beaucoup d’avantage à l’utiliser : économique, écologique, hypoallergénique, efficace (hors tâches tenaces), zéro déchets, simple, sans produits dangereux… et parfait pour la peau sensible de bébé d’après nos expériences.

  • La rosalie des Alpes : biodiversité

    La rosalie des Alpes : biodiversité

    La rosalie des Alpes est un coléoptère d’une couleur bleue cendrée assez inhabituelle. Elle est magnifique! La rosalie des Alpes possède de longues antennes bleues tachetées de noir. Ses caractéristiques font qu’elle ne peut pas être confondue.

    Cette espèce est peu répandue, elle est d’ailleurs protégée par la loi. La capture de la Rosalie des Alpes est interdite.

    A la Contré, nous l’avons rencontré près d’un tas de bois, au bord de la rivière, près d’un bois. Depuis, nous avons appris qu’elle apprécie tout particulièrement les milieux boisés et humide (cohérent!). Côté reproduction, elle a justement besoin de bois pour y déposer ses œufs. Les larves de la Rosalie des Alpes se nourrissent d’ailleurs de ce qu’elles trouvent dans les bois morts. C’est une raison de plus pour laisser du bois mort sur le lieu. Finalement, cette rosalie des Alpes et un marqueur très concret pour nous, de nos actions en faveur de la biodiversité.

    La rosalie des Alpes à la Contré : marqueur de biodiversité

    La biodiversité est un enjeu climatique. Le CNRS met en avant un rapport corédigé par des experts du climat (GIEC) et de la biodiversité (IPBES)

    Le changement climatique et l’érosion de la biodiversité sont deux crises intimement liées. C’est ce que dévoile un récent rapport, corédigé par des experts du climat (GIEC) et de la biodiversité (IPBES).

    https://lejournal.cnrs.fr/articles/biodiversite-et-climat-meme-combat

    Que peut-on faire? chacun chez soit?

    …avant tout, indiquent les experts, il faut protéger et restaurer les écosystèmes naturels.

    https://lejournal.cnrs.fr/articles/biodiversite-et-climat-meme-combat

    A la Contré, nous avons à cœur de protéger la biodiversité. Ici les insectes sont protégés par plusieurs moyens :

    • Nous avons opté pour ce qui est souvent appelé le « jardin punk » : Vous ne trouverez pas chez nous des bordures parfaitement droites, très bien entretenues. Ici nous cherchons un équilibre entre l’habitat des humains et celui des autres espèces de la nature. Nous accueillons des plantes spontanées, parfois qualifiées de « mauvaises herbes ».
    • Nous apprenons à nos enfants à respecter tous les insectes, y compris ceux « qui peuvent faire peur » (comme les araignées ?). Il n’est pas évident d’expliquer que c’est inoffensif quand « l’extérieur » peut mettre en avant l’inverse. Mais nous faisons de notre mieux, c’est notre éducation populaire.
    • Nous transformons nos peurs : les adultes ont également tous leurs peurs. Ici, nous avons choisis de ne pas surréagir à celle-ci. La peur est une chance : elle nous aide à grandir. Lorsqu’il n’y a pas de danger réel, elle nous aide à évoluer : qu’est ce qui nous fait peur? pourquoi ai-je peur de ça? C’est un véritable outil d’évolution personnel et de développement personnel : merci la peur!

    Bref, ici nous vivons le plus en harmonie possible avec dame nature, parfois joliment appelée Gaïa, dont nous faisons tous parti.

    La Contré : mise en pratique de la permaculture humaine

    En permaculture humaine, nous avons ce qui est appelé « l’effet bordure » : ce sont dans les bordures qu’il y a le plus de biodiversité. Une bordure étant un espace qui délimite deux autres espaces (ex : une haie entre 2 champs, la zone entre un champ et un bois , le bord d’un étang etc.).

    Cette philosophie s’applique d’ailleurs aux humains : c’est dans les interactions humaines (les « bordures » entre les humains) qu’il y a le plus de richesse. L’intelligence collective, le brainstorming, l’extrême programming (XP)… plein de pratiques qui s’appuient finalement sur cet effet bordure.

    Autre élément important. En permaculture humaine, nous considérons que le rôle de l’humain est d’agir sur les écosystèmes. Alors comme dit le rapport GIEC/IPBES : restaurons les écosystème naturels.

    Comment la Rosalie des Alpes nous amène à parler Permaculture Humaine? Bonne question! Peut-être tout simplement parce que tout est lié, nous sommes un tout.

  • Serpent vert jaune

    Serpent vert jaune

    Serpent vert jaune ? couleuvre ou vipère ?

    C’est toujours LA question. Rassurez-vous ce serpent vert et jaune est une couleuvre. Elle est totalement inoffensive. Son nom scientifique est « Hierophis viridiflavus« . Elle est parfois confondue avec la vipère aspic, mais n’a cependant pas les mêmes caractéristiques.

    Je vous conseille de consulter ce site qui décrit très bien la couleuvre « verte et jaune ». Il vous apportera tous les éléments concernant son caractère inoffensif, son apparence, son habitat, sa nourriture etc. Bref tout ce que vous souhaitez connaitre sur ce serpent.

    Bonne nouvelle pour la Contré ?

    Alors qu’Alexandra s’apprêtait à débroussailler autour du compost, pour limiter la prolifération potentielle de rongeurs, les couleuvres ont fait leur apparition. Quelle aubaine ! Des chasseuses de rongeurs vivant proche de notre composte 🙂

    Nous avions déjà entendu des bruits de serpents dans les herbes (des glissements dans l’herbe), mais sans jamais les voir. D’ailleurs, ce même jour, nous avons également entendu un serpent roder près du potager. Que de chance !

    Aujourd’hui est un jour exceptionnel : non seulement nous avons pu les voir, mais en plus, elles étaient en plein accouplement. C’est rare d’assister à une scène pareille et de pouvoir en faire profiter toute la Contré.

    Les enfants, les serpents et la peur

    Notre fille n’aime pas les serpents parce qu’elle a eu peur, un jour en se promenant dans la Contré, d’un serpent qui est parti à toute vitesse en « la sentant » s’approcher. Elle a été surprise par ce serpent partant à toute allure. Aujourd’hui, grâce à ce spectacle vivant et nos réactions d’admiration (et non de crainte), elle semble être rassurée. Pour combien de temps ? seul le temps nous le dira, mais nous avons « gagné des points » sur l’acceptation du serpent.

    Notre société ancre en nous des peurs ancestrales, comme celle du serpent, alors que finalement, le risque de mourir à cause d’un serpent est très faible. En France, il n’y a que deux types de serpents : la couleuvre et la vipère. Seules les vipères sont venimeuses. En France, nous trouvons la vipère aspic, la vipère péliade et la vipère de Seoane.

    Dans le pire des cas, si vous êtes mordue par une vipère et que vous ne faites rien, vous n’avez « que » 4% de chance de mourir. Évidemment, en cas de morsure, il faut appeler le 15 et se rendre aux urgences. Ce réflexe explique la mortalité très faible dû à une morsure de serpent qui serait d’environ 1 personne par an.

    D’ailleurs, la morsure de serpent ne représente que 292 accidents de la vie courante (AcVC) parmi les 1 175 019 AcVC de la base EPAC 2004-2014 en France métropolitaine, soit 25 pour 100 000 AcVC avec recours aux urgences.