Bienvenue à la Contré, habitat partagé près de Niort


Nos actualités

A noter : 100% de notre contenu est écrit par des humain·es

  • La Contré : ranger son bois de chauffage

    La Contré : ranger son bois de chauffage

    Ranger son bois de chauffage : ça tient et c’est pratique

    Ranger son bois de chauffage demande une bonne méthode pour que le tas de bois tienne et qu’il soit pratique à utiliser pendant la saison de chauffe.

    Attention, tout ce qui est décrit plus bas provient de notre expérience. C’est du concret, du vécu dans un climat assez humide (pour la France) : nous habitons près d’une rivière qui déborde chaque hiver et nous sommes dans une cuvette remplie d’arbres, de végétation. De la mousse se forme sur les joints extérieurs des fenêtres de nos voitures, bref, c’est humide.

    A la Contré, nous avons du bois coupé en « 50cm » pour la chaudière, et du bois en « 30cm » pour nos poêles à bois.

    Pour le rangement nous procédons de la même façon qu’il s’agisse du 50 ou du 30 :

    • Avoir un sol plan : pour que le tas de bois tienne, il faut que les bûches soient stables. La préparation de cette zone n’est à faire qu’une fois mais est primordiale. L’idéal est d’avoir un sol à peu près plat au démarrage et de le terrasser à la pelle et au râteau. Il ne s’agit pas non plus d’être extrêmement précis, mais juste éviter d’avoir une pente qui pourrait faire basculer le tas de bois.
    • Disposer des palettes sur ce sol plan. Elles permettent d’éviter que le bois pourrisse.
    • Ranger le bois correctement sur les palettes. Il ne faut pas se rater. La technique qui fonctionne est d’alterner, par ligne, bûches dans un sens puis bûches dans l’autre sens (perpendiculaires à la ligne précédente) aux extrémités du tas de bois. Au milieu, les bûches peuvent être disposées dans le même sens : Ce qui compte c’est bien la stabilité des extrémités.
    • Chercher la stabilité. Il faut que les bûches qui forment les extrémités soient fendues (les bûches rondes roulent naturellement). Bien sûr, si vous n’avez que des rondes, faites au mieux, mais c’est moins stable (vous ne pourrez pas monter trop haut). L’idéal est d’avoir des bûches de hauteur identique sur une même ligne. Évidemment, c’est rarement le cas… pour une même ligne, il faut privilégier les bûches les plus hautes sur les bords de cette ligne (la pente de la ligne qui viendra par-dessus doit être dirigée vers le tas de bois et non vers l’extérieur).
    • Bâcher. Pour éviter que le bois se mouille, il reste à le bâcher. L’idéal est de ne pas le bâcher avant que la pluie arrive vraiment : il n’est pas nécessaire de bâcher s’il y a un peu de pluie suivie de 3 jours de très beau temps par exemple. Souvent, il n’est pas utile de bâcher avant octobre et on peut débâcher après la saison de chauffe (avril ?). Pourquoi bâcher le plus tard possible et débâcher assez tôt ? pour préserver au maximum la bâche qui s’abime avec les UV puisqu’elle est rangée à l’abri lorsqu’elle n’est pas sur le bois.

    Ranger son bois de chauffage : quels outils ?

    Faut-il passer du temps sur la préparation de son bois pour l’hiver ?

    Lorsque vous vous faite livrer du bois de chauffage, il n’est pas totalement adapté à votre besoin de chauffe dans votre poêle / Insert / Chaudière à bois. Il peut être parfois trop grand, trop gros. Dans ce cas, il y a deux écoles :

    • celleux qui préparent les bûches avant de les mettre sur le tas de bois. Ainsi elles rentrent dans 100% des cas .
    • celleux qui font le tas avec ce qu’ils reçoivent et qui les recoupent/refendent pendant la saison de chauffe, au besoin.

    La méthode utilisée cette année est de préparer au mieux le bois avant l’hiver. C’est plus de travail en fin d’été, mais pas de galère d’hiver. Vous venez de rentrer du bois chez vous pour quelques jours de chauffe et… « mince ma bûche ne passe pas » ou « rhaaaa je n’ai que des grosses bûches, comment je fais partir mon feu ? » ou « oh non, plus de petit bois ». Bref, de quoi râler. Pourtant tout se prépare 🙂

    L’outillage idéal ?

    Ranger son bois de chauffage : outillage
    Ranger son bois de chauffage : outillage

    Pour commencer, il faut penser à prendre soin de soi : casque anti bruit et gants sont normalement de la partie.

    Ensuite il faut 2 bouts de bois (des étalons) correspondant aux tailles limites que votre poêle peut accepter comme bûches. Par exemple, nous avons un poêle « petit godin » qui se charge par le haut. Les bûches ne doivent pas dépasser une certaine longueur (taille du premier bout de bois) et une certaine largeur (taille du 2nd bout de bois). En rangeant votre bois, ces 2 étalons vous permettent d’écarter les bûches qui ne rentreront pas dans votre poêle. Au début vous « mesurerez » la plupart de vos bûches, puis vous aurez l’œil et n’en vérifierez que certaines.

    Pour couper les bûches trop longues, nous utilisons une tronçonneuse d’élagage électrique facile à manier (modèle DUC254 de Makita). C’est largement suffisant pour recouper quelques bûches trop longues.

    Pour fendre des bûches, il faut qu’elles tiennent « debout ». Pour cela, nous avons fabriqué une mini plateforme de coupe. Un bout de tronc d’arbre sur lequel nous avons vissé des planches épaisses et solides (bois dur). Puis sur lesquels nous avons vissé un vieux pneu.

    Ranger son bois de chauffage : pneu
    Ranger son bois de chauffage : pneu

    Pour fendre les bûches trop épaisses, nous utilisons le LOGMATIC-250. Ll’inconvénient est de le trouver en France (peu de revendeur). L »avantage : ça fonctionne très bien (pas d’équivalent aussi robuste sur le marché français, lorsque nous l’avons acheté). Lorsque le fendeur à bûche n’est pas suffisant, nous passons au coin et à la masse (ainsi que la massette pour enfoncer le coin dans la bûche avant de l’attaquer à la masse). Beaucoup plus puissant mais aussi plus lourd, difficile à utiliser, moins précis.

    Ranger son bois de chauffage : bûches à fendre
    Ranger son bois de chauffage : bûches à fendre
    Ranger son bois de chauffage : bûches fendues
    Ranger son bois de chauffage : bûches fendues au LOGMATIC

    Faire prendre un feu

    Lorsque l’on allume un feu, nous allons avoir besoin de plusieurs « types » de bûches :

    • Des bûches d’allumage, qui sont des bûches qui sont fendues en gros bout de bois.
    • Des bûches tenue longue durée qui sont celles qui rentrent tout juste dans votre poêle. Elles mettent beaucoup de temps à se consumer. C’est pratique lorsque vous n’êtes pas disponible pour alimenter votre feu et que vous voulez conserver une flamme.
    • Les bûches de brûle sont celles qui vous utilisez pour alimenter votre poêle après allumage.

    Il existe plusieurs stratégies pour allumer votre feu, à vous de trouver la vôtre. Ici nous mettons un allume feu dans une poignée de petit bois. Sur ce petit bois, nous disposons quelques bûches d’allumage. Dès qu’il est bien prit et qu’il y a de la place, nous alimentons le feu avec du bois de brûle.

    Ranger son bois de chauffage : un tas par type ?

    Cette année nous testons de faire une « colonne » de bois d’allumage pour plusieurs colonnes de bois de brûle. Ces colonnes sont dans le tas de bois. Nous n’avons pas séparé les bûches de tenue longue durée.

    Ranger son bois de chauffage : tas de bois détaillé
    Ranger son bois de chauffage : tas de bois détaillé

    Lorsque nous utilisons le bois, nous le prenons « par ligne » pour éviter toute chute du tas de bois.

    Voilà pour notre expérience de gestion du bois de chauffage, en espérant qu’elle vous soit utile.

  • Journée portes ouvertes habitat partagé 2026

    Journée portes ouvertes habitat partagé 2026

    La Contré participe aux journées portes ouvertes de l’habitat partagé

    C’est notre deuxième édition. Nous allons officiellement ouvrir nos portes à celles et ceux qui souhaitent en savoir plus sur notre façon de vivre en habitat partagé. Cette journée portes ouvertes de l’habitat partagé est portée nationalement par Habitat Participatif France : plus d’informations sur leur site.

    JPO habitat partagé près Niort

    Chaque habitat partagé est unique, ne serait-ce que parce que les habitant·es y sont différent·es. Les règles de vie et façons de concevoir l’habitat partagé sont également différentes d’un lieu à un autre. A la Contré, nous fonctionnons avec des logements individuels associés à un logement commun. Ce logement commun contient la buanderie, la salle de jeux, les chambres d’amis, une grande salle de vie qui permet d’accueillir sereinement famille, amis et rencontres. L’extérieur est également commun, nous partageons un atelier/garage, un potager, un espace de jeux pour enfants (balançoire, trampoline, petite cabane…) ainsi que tous les espaces naturels (rivière, bois etc.). Côté immatériel, nous fonctionnons avec une gouvernance partagée, essayons de respecter au mieux les êtres que nous sommes, essayons de prendre soin les un·es des autres.

    Nous préservons au mieux les espaces pour vivre avec les autres êtres vivants, quelle que soit leur taille. Pas facile de combattre certaines peurs ancrées parfois, comme la peur des araignées, des serpents, des rongeurs… mais on y travaille.

    Pas facile de résumer notre habitat en quelques lignes, le mieux reste de venir nous rencontrer.

    Programme de la journée du 13 septembre 2026

    • 10h30 et 15h00 : Accueil et présentation rapide du projet
    • 11h et 15h30 : Visite du lieu suivi d’un temps d’échange
    • 12h : pique-nique sorti du sac
    • Toute la journée : animations (enfants et adultes)

    Nous vous proposons également plusieurs temps d’échanges sur des sujets plus précis lors de la journée. Nous pourrons entrer dans le détail de notre choix de structure juridique, de notre parcours d’intégration, de notre mode de vie, de la conception syntropique de notre potager, de permaculture humaine etc.

    Nous trouver

    Venir à La Contré
    Venir à La Contré

    Et si vous aimez bien les cartes GPS (attention, n’utilisez pas GoogleMap qui vous envoie sur un chemin de rando inaccessible en voiture !) :

  • Accueil de pèlerins pas comme les autres

    Accueil de pèlerins pas comme les autres

    De précieux moments

    Accueil de pèlerins

    Ils sont arrivés un mardi en fin d’après midi

    De bonne humeur, plein d’entrain et de sympathie

    Chargés comme des ânes, d’une petite centaine de kilo

    Il s’agissait en fait d’ânesses, avec leurs sacs sur le dos

    Tous ensemble ils se dirigent vers le Sud de la France

    Avec amour, ils avancent avec confiance

    Et sur le chemin sèment de belles graines de bienveillance

    C’est alors avec joie et curiosité que nous les accueillons

    Et que ces précieux moments, nous vous les partageons…

    Une canicule inattendue

    Accueil de pèlerins : dès leur arrivée Jean-Luc et Marie-Odile nous demandent s’ils peuvent rester deux nuits plutôt qu’une : un besoin de repos pour eux et leurs ânesses, India et Esope. Nous acceptons avec plaisir, ça nous permettra de passer un peu plus de temps avec eux.

    Et puis le lendemain, en voyant la vague de chaleur arriver, nous nous mettons d’accord pour qu’ils restent jusqu’à temps que les températures soient plus clémentes. Ils resteront donc 12 jours avec nous.

    C’est vrai qu’on est bien à la Contré. Nous sommes entourés d’arbres, tout proches de l’Egray qui ruisselle et nous apporte de la fraicheur. Les ânesses ont de quoi se nourrir et leurs humains de quoi se reposer et s’occuper.

    Initiation d’un four solaire

    Jean-Luc aime bricoler et tous les deux souhaitent participer à l’évolution du lieu. C’est alors qu’un nouveau projet naquit : la construction d’un four solaire ! Ils en ont déjà construit pour eux-mêmes et partagent leurs connaissances avec enthousiasme.

    A plusieurs nous nous y mettons avec joie et nous réjouissons déjà des nouvelles créations culinaires.

    Marie-Odile ne manque pas de nous présenter ses nombreux avantages : le plat ne brûlera jamais mais restera chaud, la cuisson douce rend les aliments plus goûteux, et bien évidemment l’aspect écologique et économique !

    Accueil de pèlerins : une belle rencontre

    Au fil des jours nous découvrons des personnes au grand cœur et grandes ambitions, des parcours professionnels et personnels très riches et des animaux doux et aimants.

    Nous partageons de très beaux moments. Tous ensemble ou en plus petit comité. Au bord de la rivière, à l’atelier ou autour d’un jeu de société.

    A leur départ nous nous remercions mutuellement et nous nous disons que ce n’est qu’un au revoir.

    Nous leur souhaitons bonne route jusqu’en Ariège !

  • Et Aloé verra la Contré

    Et Aloé verra la Contré

    Pirouette – boubou dans nos cœurs

    Le décès de Boubou (aussi appelée « Pirouette »), mamie chatte bien aimée, à l’hiver 2024 avait laissé un vide dans nos cœurs et beaucoup d’espace pour les rongeurs…

    Automne 2025, des rats dans le compost, des mulots dans le potager, des souris et musaraignes dans les maisons.

    Nous avons beau être proches de la nature, certain·e d’entre nous sont aussi phobiques des rongeurs dans la maison, il a donc fallu réfléchir à des solutions.

    Un nouveau félin pour le lieu ?

    Chez qui va-t-il vivre ? Va-t-il attaquer les oiseaux et les reptiles qui font partie des joies de la Contré ? Et nos cochons d’inde et lapins nains ?

    Un chaton ? Personne n’était prêt.e à se lancer sur plusieurs mois de bêtises et d’éducation.

    Alors plutôt un chat adulte, plutôt une adoption… on a fait le tour par internet des assos et des refuges du coin. Coup de cœur sur le refuge de l’association Galia de Fontenay le comte, à 35 minutes de chez nous : https://www.association-galia.fr/actus-blog/

    Deux aller-retours sous soleil de plomb, sept jours de délai d’engagement pour l’adoption d’un chat et deux cents euros (partagé entre nous toustes), des croquettes, une litière !

    Bref, Aloé arrive à la Contré après avoir miaulé tout le trajet dans sa caisse le mardi 30 juin, par 35°.

    A l’accueil ou au déménagement d’un chat, il est indispensable de le maintenir en intérieur pendant 15 jours à 1 mois selon le chat, le temps qu’il prenne ses marques.

    Intégration en cours

    Après avoir attaqué le chien et eu un peu peur du lapin nain, Aloé a profité des croquettes et des câlins des habitant.e.s. Elle s’est vite habituée et a commencé à explorer la terrasse au bout de 12 jours et la voici, 16 jours plus tard, qui évolue en toute liberté jour et nuit sur le lieu.

    aloé explore la Contré
    Exploration de la Contré
    Aloé grimpe sur le tas de bois
    Aloé grimpe sur le tas de bois

    Aloé nous a montré ses talents de chasseuse en déposant une musaraigne morte sous l’oreiller de Max (beurk). Elle n’a pas embêté les lapins et cochons d’inde, en tout cas pas encore et on croise les doigt. Ensuite, elle a croisé plusieurs chiens et commence à savoir les tenir éloignés sans les attaquer. Comment la décrire plus ? elle est curieuse et s’approche de tous les habitant.e.s qui viennent à sa rencontre !!!

    Aloé joue
    Aloé joue

    Encore une intégration réussie dans notre petit écosystème.

  • La Contré : fabrication de savons maison

    La Contré : fabrication de savons maison

    Savons maison : la saponification à froid

    Il est facile de réaliser ses savons maison, en suivant une recette et en prenant quelques précautions, lorsque l’on utilise le procédé de saponification à froid.

    Dans cet article, nous parlerons uniquement des savons que nous fabriquons à la Contré, et non de l’ensemble des processus de fabrication de savons. Il existe suffisamment d’articles sur Internet (comme celui du site assez complet « il était un savon« ) si vous souhaitez plus de détails techniques et théoriques.

    En quelques mots, la saponification à froid consiste à générer une réaction chimique entre des corps gras, des huiles, et une base (notion de chimie : le contraire de l’acide). Cette réaction crée du savon qui conserve les bienfaits des huiles utilisées :  effet douceur, hydratant, antioxydant, protecteur, émollient, nourrissant, adoucissant etc.

    Ainsi, pour fabriquer notre savon maison, nous avons choisi d’utiliser des huiles BIO : nous en mettons sur notre corps à chaque fois que nous le lavons, autant qu’elles ne contiennent pas de pesticides.

    Savons maison : quelques précautions

    Attention, la fabrication de notre savon maison nécessite d’appliquer quelques précautions.

    • Les enfants tu écarteras : L’utilisation de soude caustique n’est pas à laisser entre toutes les mains, notamment celles des enfants, qui doivent être écartés de la zone où seront fabriqués les savons.
    • Des protections tu utiliseras : La soude, ça brûle ! Les huiles c’est gras ! Mettre des gants résistants (type « mapa ») te permet d’éviter de t’abimer la peau. Un tablier pour protéger tes vêtements, et pourquoi pas des lunettes de protection pour prévenir d’éventuelles projections/vapeurs. Tu peux aussi utiliser une grande bâche pour protéger la table que tu utiliseras pour confectionner tes savons.
    • Dans une zone aérée tu seras : la réaction chimique génère des vapeurs qu’il ne faut pas respirer
    • Du vinaigre blanc tu auras à disposition : En cas de contact de la soude avec votre peau, mettez-y immédiatement du vinaigre blanc pour annuler l’action de la soude (brulure). Petit rappel de chimie : la soude (une base forte, ph >7) associé à du vinaigre (de l’acide, ph <7) redevient neutre : le mélange acide-base se transforme en sel et en eau.
    • Des ustensiles consacrés au savon, tu prévoiras : Nous avons fait le choix d’avoir « une caisse à savon » dans laquelle nous mettons tous les objets utilisés pour la fabrication du savon. Ces objets ne servent qu’à ça. Vu la dangerosité de la soude, nous ne voulons pas jouer avec notre santé en risquant d’en ingérer par manque de nettoyage ou autre raison.
    • Des ustensiles en bois tu utiliseras : la soude est corrosive et attaque le métal. Il faut donc toujours utiliser des outils autre que métalliques dès que vous manipulez les savons en cours de fabrication. Nous vous conseillons de prendre des outils en bois que nous n’utiliserez que pour faire les savons.

    Savons maisons : notre recette de base

    Maintenant que toute la partie sécurité est en place, il ne reste plus qu’à créer.

    Quel matériel ?

    • 2 casseroles
    • Des touillettes en bois (genre baguettes chinoises, cuillères en bois)
    • Une balance
    • Un mixeur plongeant
    • Des moules pour vos savons
    • Une grande bâche de protection pour la table
    • Des gants/masques/tabliers pour chacun·e·s
    • des éponges, torchons et produits vaisselle afin de s’assurer que tout ce qui est manipulé avec de la soude est bien mis de côté
    • Si vous mettez de la couleur : des bocaux en verre (genre bocaux d’haricots verts vides).
    savon maison matériel
    Savons maison : le matériel

    Quels ingrédients ?

    Pour réaliser 1kg de savon, nous utilisons :

    • 250 grammes d’huile de coco
    • 100 grammes d’huile de karité
    • 200 grammes d’huile de ricin
    • 150 grammes d’huile de Colza
    • 300 grammes d’huile d’olive
    • 380 grammes d’eau déminéralisée
    • 136,42 grammes de soude caustique (136 grammes, ça fonctionne 😉 )
    • Si vous mettez de la couleur : des colorants –> voir recette plus fun
    • Si vous mettez des odeurs : des huiles essentielles BIO (et périmés ?) –> voir recette plus fun

    Est-ce que je peux remplacer une huile par une autre ? modifier une quantité ? la réponse est simple : NON. Le processus de saponification est un calcul qui dépend des propriétés des huiles utilisées. La modifier fera rater votre fabrication. Vous pouvez aussi faire votre propre recette en vous appuyant sur le site qui a servi de base à notre recette : https://soapcalc.net/calculator

    La recette

    Lisez bien toute la recette dans sa globalité avant de vous lancer, pour prendre en compte tous les détails importants.

    Jour 1 : préparation du mélange
    • Vous pouvez vous équiper (gants, tablier, lunettes etc.)
    • Mettre l’eau déminéralisé dans un récipient, y verser la soude caustique (et non l’inverse !) : la soude va faire chauffer l’eau et créer des vapeurs à ne pas respirer. Mettez ce mélange dans une zone ventilée, loin de vous, et attendez qu’il refroidisse : il faut qu’il redescende entre 35 et 50°. Attention, à garder un œil sur le mélange, personne ne doit s’en approcher (risque de brulure).
    savon maison : eau déminéralisée
    Utilisation d’eau déminéralisée
    savon maison : mélange eau et soude
    Savons maison : mélange eau et soude
    • En attendant, dans une casserole, mélanger toutes les huiles. Ensuite, faites chauffer tout doucement les huiles afin que le mélange soit homogène et liquide et atteigne 35-50°.
    savon maison : huiles chauffées
    Les huiles chauffées
    • Lorsque les 2 préparations sont à température équivalente (35-50°), versez la soude dans les huiles (et non l’inverse !). Plongez le mixeur dans ce mélange final et commencez à mixer par intermittence tout en remuant. En quelques dizaines de secondes, la trace finit par apparaitre.
      • La trace ? Lorsque vous mixez votre mélange, il s’épaissit. Il ne faut pas qu’il soit trop épais, ni trop liquide. L’indicateur ? la trace. Pour la trouver ? il faut arrêter le mixeur et le sortir du mélange. Si la trace du mixeur reste visible quelques instants sur la surface du mélange, vous l’avez trouvée ! Si elle disparait, c’est trop liquide. Si elle reste trop longtemps, c’est peut-être trop solide : vous n’aurez certainement pas le temps de faire de la couleur. Restez sur la recette simple.
    savon maison : mélange mixé
    Le mélange mixé
    savon maison : la TRACE
    Savons maison : la TRACE
    Jour 1 : moulage
    • Quand la trace est là, vous pouvez verser le mélange obtenu dans vos récipients à savons. De notre côté, nous utilisons des moules à gâteau en silicone (facile à démouler).
    savon maison : en cours de création
    Savons en cours de création
    savon maison : savons décorés
    Futurs savons décorés avec des couleurs
    savon maison : savons colorés
    Savons colorés
    • Les récipients remplis doivent être laissés dans un lieu ventilé et inaccessibles aux enfants et animaux, pendant 48h. Il est recommandé de les recouvrir d’un lange, une serviette, pour les maintenir au chaud afin d’accélérer le processus de saponification.
    Quelques jours plus tard
    • Au bout de 48h, vous pouvez démouler vos savons en portant des gants et avec précaution : vos savons sont encore un peu mous. Laissez-les finir de sécher, toujours dans un endroit ventilé inaccessible aux enfants et animaux, pendant 4 semaines.
    savon maison : démoulage
    Démoulage
    savon maison : démoulage
    Démoulage
    Quelques semaines plus tard
    • 4 semaines plus tard, vous pouvez les stocker dans une boite pour être utilisé quand bon vous semblera. Ils doivent être à l’abri de la lumière et de la chaleur pour optimiser leur conservation qui peut durer plusieurs années (du moins c’est ce qu’il parait, nous les conservons rarement aussi longtemps !).
    savon maison : c'est  prêt
    C’est prêt

    A noter : sur l’image, les savons jaunes sont ceux qui n’ont pas de couleur. Les autres sont colorés (voir recette plus fun).

    Savons maison : notre recette plus fun

    C’est la même que la recette de base, mais nous ajoutons des colorants naturels pour faire des savons plus jolis (c’est un peu plus long à faire, mais beaucoup plus fun). Parfois, nous mettons aussi de vieilles huiles essentielles BIO périmés pour donner une touche odorante aux savons.

    AJOUT D’ODEUR

    Lors de l’étape 5, AVANT d’obtenir la trace, versez votre huile essentielle dans le mélange. Puis mélangez jusqu’à obtenir la trace.

    AJOUT DE COULEUR

    Lors de l’étape 5, APRÈS avoir obtenu la trace, au lieu de verser le mélange directement dans les moules, versez le mélange dans autant de bocaux que vous voulez de couleurs différentes. A noter : le savon est jaune par défaut. A prendre en compte lorsque vous mettez les colorants (qui vont se mélanger au jaune du savon).

    savon maison couleur
    Savon maison : mélange de couleurs

    Par exemple, si vous mettez du colorant bleu dans un bocal contenant la préparation, vous obtiendrez un mélange vert (bleu et jaune = vert).

    Dans chaque bocal, vous mettez une cuillère à café du colorant de votre choix puis vous mélangez le contenu du bocal. Vous obteniez ainsi autant de couleur différente que de bocaux. Vous pouvez d’ailleurs laisser un bocal sans colorant pour avoir du jaune.

    Il ne vous reste plus qu’à laisser libre court à votre imagination et mettre dans les moules les mélanges de couleur de votre choix.

    Attention : le savon durcit assez vite, vous devez faire cette création rapidement.

  • La Contré : nouvelle intégration réussie !

    La Contré : nouvelle intégration réussie !

    Mélanie rejoint la Contré : nouvelle intégration réussie

    La Contré : nouvelle intégration réussie ! Nous avons pu confirmer la pertinence de notre parcours d’intégration avec l’arrivée de Mélanie. Nous avons utilisé le même que celui utilisé avec Marina.

    Comment avons nous fait pour choisir les foyers en immersion ? Nous nous sommes laissé porter, et avons programmé, courant septembre-octobre 3 immersions venant de sources différentes (rencontre précédente, hasard, Habitat Participatif France). La première fin novembre, la seconde fin janvier et la dernière début février.

    Pour cette seconde intégration, nous avons vécu plusieurs moments forts en émotions, nous nous sommes trompés, nous nous sommes émerveillés, nous avons douté, nous avons tissé des liens, bref… c’était intense et riche.

    Immersion 1 : Sonia

    Tout a commencé avec une première personne (que nous nommerons Sonia pour conserver son anonymat). Elle est venue pour une nouvelle grande semaine d’immersion. Sonia était déjà passée nous voir deux fois. Elle est venue une troisième fois avec le souhait de potentiellement habiter le Refuge. Pendant ce nouveau séjour, nous avons pu vivre notre première situation de conflit au sein de la Contré, impliquant Sonia. A la fin de son séjour, nous avons fait le bilan, toustes ensemble, Sonia incluse. Ce bilan a été un échec à plusieurs niveaux :

    • Nous n’avions pas pris le temps de le préparer. La seule consigne que nous nous étions donnée était de parler en « je » : insuffisant.
    • Nous avons fait un tour de table où chacun·e pouvait donner son avis sur les temps passés avec Sonia, et où Sonia pouvait donner son avis sur les temps passés au sein de la Contré : Sonia a reçu presque exclusivement des retours négatifs. Elle ne méritait pas ça : échec de méthodologie et de forme.
    • La colère que Sonia avait pu créer chez certain·es d’entre nous, nous a empêchés d’être dans plus de bienveillance. Peut-être aurions-nous du éviter le retour à chaud ?

    Cette expérience nous a tout de même permis de ressentir une belle unité entre les cohabitant·e·s. Elle nous a également fait grandir sur les outils : nous utilisons désormais un outil permettant à la fois de poser « le positif » et « le négatif » que chacun·e a pu vivre lors d’une immersion. Enfin, elle nous a rappelé que nous sommes des humain·e·s qui grandissent à chaque expérience de vie.

    Immersion 2 : Mélanie

    La seconde immersion prévue était celle de Mélanie. Comme pour toute immersion, nous nous efforçons d’être plus présent·es dans la maison commune. Ainsi, nous nous croisons plus entre cohabitant·es et avec le foyer en immersion. Pendant sa présence, l’unité existante autour de la Contré s’est « re » révélée naturellement : nous prenions beaucoup de plaisir à nous retrouver. Comme nous l’avons finalement évoqué lors du bilan « outillé » en fin de séjour : Avec toi Mélanie, c’est fluide, c’est simple, c’est naturel. C’est un peu comme si tu étais déjà cohabitant·e depuis longtemps.

    Immersion 3 : Yoan et Justine

    La troisième et dernière immersion prévue était celle Yoann et Justine (que nous nommerons ainsi pour conserver leur anonymat). Le contexte est particulier : il n’y a qu’un jour de battement entre le départ de Mélanie, et l’arrivée de Yoan et Justine. Nous n’avions pas mesuré à quel point une semaine d’immersion pouvait être éprouvante. Avec le recul, nous pensons avoir eu moins d’énergie à consacrer à cette seconde immersion.

    Mais revenons à la rencontre : Avec Yoan et Justine, tout a commencé un peu par hasard. Ils allaient découvrir un autre habitat partagé et ont choisi de s’arrêter sur le trajet à quelques kilomètres de chez nous, dans un airbnb, détenu par un couple d’amis. C’est ainsi que 2 d’entre nous les avons rencontrés pour un échange imprévu, mais très intéressant : des envies communes, des projets allant dans la même direction, des valeurs similaires, bref, avec une grande envie d’en savoir plus. Quelques semaines plus tard, nous avons échangé en visio pour que l’ensemble de la Contré puisse les « rencontrer » : l’immersion était la prochaine étape.

    Pendant leur séjour, nous avons pu échanger avec grande sincérité et congruence sur nos chemins de vie respectifs, nos envies. Bien sûr nous avons également détaillé le fonctionnement plus « terre à terre » de notre habitat partagé (SCI, parties privées / parties communes, loyers etc.). L’impression que 2 d’entre nous avait eue lors de notre première rencontre s’est confirmée : nous allons dans une direction semblable, nous aurions certainement de belles choses à construire ensemble.

    L’heure du bilan « outillé » finit par arriver : l’immersion a été bien vécue pour toustes. Mais maintenant il fallait « faire un choix ».

    L’heure du choix

    C’était un mercredi soir, après 2 semaines intenses d’immersions, il ne nous restait plus qu’à essayer de choisir lequel des 2 foyers restants nous choisirions. Après le départ de Yoan et Justine, et avant ce fameux mercredi soir, chacun·e d’entre nous était dans le flou, l’indécision totale. Seule certitude partagée : il n’y avait pas de « mauvais choix ».

    Nous avons choisi de faire un tour de table où chacun·e pouvait librement s’exprimer sur son ressenti vécu lors de ces 2 immersions, ses « conclusions » s’il y en avait. Le flou était toujours très présent.

    Ensuite, nous avons évoqué des détails que chacun·e a pu percevoir. La magie de l’intelligence collective a commencé à pointer le bout de son nez : à force d’échanges, de détails partagés, de fil en aiguille, nous avons fini par tisser, ensemble, le foyer qui nous semblait le plus pertinent pour la Contré.

    Bienvenue Mélanie

    Quel bilan ?

    Des immersions toujours très fournies en échanges, en émotions, en découverte de l’autre. Nous repartons de ces expériences avec plusieurs richesses :

    • Il est important d’avoir des supports visuels et outils pour nous aider à guider nos pensées et nos intelligences émotionnelles.
    • Une semaine d’immersion est très intense à la fois pour celles et ceux qui la vivent et pour nous, les co-habitant·e·s. Il n’est plus envisageable d’en enchainer plusieurs sans une bonne semaine (minimum) de « repos ».
    • L’immersion est très riche et apporte énormément, nous souhaitons reproduire l’expérience : nous proposerons certainement à l’avenir des semaines d’immersions « sans enjeu ». Une sorte de « j’irai dormir chez vous » à la Contré.
    • Faire confiance à l’intelligence collective, qui va s’enrichir d’une voix supplémentaire

    État des lieux des logements restants à la Contré

    Mélanie a choisi de vivre dans le refuge. Il ne reste plus qu’un logement à rénover/habiter : la maison des fées, logement de 70m2 plutôt adapté pour une famille. Cette maison nécessite des travaux de remise en état avant de pouvoir s’y installer. Nous imaginons un aménagement possible en 2027/2028.

    Plus d’informations sur la maison des fées sur cette page.

  • Inondation 2026

    Inondation 2026

    Inondation 2026 : ici ça va !

    L’inondation 2026 était clémente. Cette année la pluie a mis plus de temps à arriver. La fin de l’année 2025 a été particulièrement sèche chez nous, aucun débordement à annoncer. La rivière est bien restée dans son lit. Les terres et nappes étaient donc encore prêtes à accueillir une bonne quantité d’eau.

    C’est à partir de mi-février, pic de crue de l’Egray, que l’eau est sortie de son lit mais rien d’alarmant. L’année dernière, elle avait presque atteint la terrasse d’Yggdrasil.

    Une partie des villes et villages de France a pourtant été durement touchée en ce début d’année : appel à la vigilance du gouvernement, 294 communes reconnues en catastrophe naturelle, images impressionnantes à la Réole et ailleurs.

    L’Egray qui est sur notre terrain, est un affluent de la Sèvre Niortaise, qui est pourtant également bien sortie de son lit.

    Une zone inondable bien définie ?

    Nous sommes pourtant en zone inondable et ce jusqu’à 6m au-dessus du niveau maximal atteint depuis 2023 (et même avant d’après les habitants vivant dans la commune depuis bien plus longtemps).

    Nous n’imaginons pas qu’un jour le maximum de la zone inondable définie puisse être atteint par les eaux. Après 40 jours de pluie consécutive cette année, elle a à peine atteint 1m de haut. Comment pourrait-elle atteindre 5,5m de haut ? sans affluents notables ?

    Source de l’image : https://www.sandre.eaufrance.fr/geo/CoursEau_Carthage2017/N4124000

    L’Egray fait 24.38 km de long. Nous sommes à peu près au milieu. Si le maximum de la zone inondable venait à être atteint, que resterait-il de la France ? Un ensemble d’ilots isolés par les flots ?

  • La Contré sous la neige

    La Contré sous la neige

    Un mardi pas comme les autres : sous la neige

    Ce mardi 6 janvier, l’ensemble des Deux-Sèvres s’est réveillé sous une « épaisse » couche de neige : de 6 à 15 centimètres de belle poudreuse. C’est totalement exceptionnel dans le département. Le dernier épisode notable de neige date de 2018. On pouvait lire à l’époque dans un journal local :

    5 et 6 février (2018). Dans la nuit du lundi au mardi, puis le mardi en abondance, la neige est tombée et a paré les rues, les parcs, les toits de son blanc manteau, créant partout de féériques paysages assez rares par ici. Quelques 10 centimètres d’une belle poudreuse, idéale pour les bonhommes de neige. Les services municipaux étaient, eux, sur le pont, pour sabler et sécuriser les voiries.

    Ce jour-là tout s’est arrêté, un peu comme une pause qu’il fallait prendre. Aucun intérêt de prendre sa voiture pour encombrer les services de dépannage d’urgence ou se retrouver à gérer notre voiture dans le fossé. Les bus scolaires ne circulaient pas

    Un réveil émerveillé sous la neige à la Contré

    En ouvrant les yeux, quelle surprise ! Il a bien eu de belles chutes de neige dans la nuit. La Contré a mis son manteau blanc. C’est une première pour nous. Nous n’avons pas envisagé d’essayer de sortir de chez nous en voiture pour amener Anna à l’école : trop de risque, trop de stress pour… ? Bref, Anna a fait comme de nombreux enfant, elle n’est pas allée à l’école. Le mot d’ordre du jour est : on va profiter autant qu’on peut !

    Camille n’était pas en forme, mais nous avons quand même pu aller toucher la neige et nous balader dans la forêt. Quelle balade merveilleuse ! Les branches des arbres qui portent la neige, le craquement de nos chaussures dans la poudreuse, la quête de quelques traces d’animaux, les quelques stalactites formés ici et la. Ensuite c’est l’improvisation d’une piste de luge dans la grande descente de l’observatoire : avec une balançoire comme support de glisse, ce n’est pas si mal 🙂

    Que serait une journée neige sans son traditionnel bonhomme de neige ?

    Bonhomme de neige
    Bonhomme de neige
    2 Bonhommes de neige
    2 Bonhommes de neige

    Parmi les nombreux oiseaux vu dans la journée, un rouge gorge est venu s’approcher de la rivière.

    Rouge Gorge à la Contré
    Rouge Gorge à la Contré
    Rouge Gorge à la Contré
    Rouge Gorge à la Contré

    Un mercredi sans risque

    Le lendemain, l’école de notre fille reste fermée : avec les pluies verglaçantes qui sont tombées dans la nuit sur la neige restante, il valait mieux être prudent.

    Cette deuxième journée marque la fin de cet épisode de neige. Le soleil se lève plus chaud qu’hier, et fait définitivement fondre ce qui restait de neige exposée au soleil.

    La neige à l’ombre persiste encore un peu, jusqu’à ce que la pluie s’en mêle. Quelques heures passent, le moment neigeux s’évanouit aussi vite qu’il est arrivé. Il reste bien quelques traces de nos deux bonhommes de neige qui font grise mine au milieu de l’herbe.

    Merci pour cette belle parenthèse, pour ces batailles de boules de neige, ces glissades sur une balançoire en plastique sur des pistes improvisées, pour ces balades dans ce doux manteau blanc. A la fois, froid et apaisant, soudain et silencieux, humide et doux. Il restera gravé dans nos cœurs.

  • La Contré : un habitat partagé

    La Contré : un habitat partagé

    Un habitat partagé : c’est quoi ?

    Un habitat partagé peut être défini de plusieurs manières. Pour habitat participatif France

    « Un habitat participatif est conçu collectivement par un groupe de personnes, qui se rassemble pour imaginer ensemble leur habitat. Il est composé de logements individuels et d’espaces communs et mutualisés, qui sont gérés directement par ses habitant·e·s. Aujourd’hui, il existe près de 1100 projets d’habitats participatifs en France, tous différents, mais unis par la même motivation : habiter autrement de manière plus participative, solidaire et écologique ! »

    Évidemment, nous sommes totalement en accord avec cette définition, mais… qu’en est-il vraiment ? C’est quoi la vie réelle dans un habitat partagé ? Est-ce que si je vis dans un habitat partagé, je sais ce qu’est la vie en habitat partagé ?

    Non. Tout n’est pas si simple.

    Lorsque vous comparez votre foyer à un autre, j’imagine que vous y voyez beaucoup de différences. Entre vos façons de consommer, d’être en relation avec les autres personnes du foyer, de concevoir le quotidien, de penser etc. chaque foyer est différent. Finalement, vivre dans un foyer ne signifie pas que vous connaissez la vie en foyer, mais bien la vie dans votre foyer.

    Pour un habitat partagé, c’est pareil, voir… plus complexe puisqu’il s’agit d’un ensemble de foyers.

    L’humain au centre de tout ?

    A la Contré, lorsque nous parlons d’un habitat partagé, nous parlons finalement d’un ensemble d’humain·e·s qui choisissent de partager une partie de leur quotidien. C’est un peu comme lorsque 2 personnes choisissent de vivre en couple : c’est un choix de partage de quotidien. Un choix de prendre de son temps, pour le passer avec une autre personne.

    A la Contré, chaque habitant·e à choisi de se dire « oui » pour faire plus ample connaissance, pour prendre soin, pour accepter l’autre tel qu’il est. Nous essayons de nous faire grandir par l’entraide, le partage de compétences, la prise en compte de l’autre, l’acceptation, l’écoute sincère.

    L’habitat partagé est donc la somme des individus qui le composent, avec une envie commune, régie par la raison d’être (Celle de la Contré est ici).

    Nos principes relationnels

    A la Contré, nous sommes un petit collectif. Cette taille de groupe nous permet de créer un cercle de confiance sécurisant pour les habitant·e·s, qui est notamment entretenu par un « pizza-blabla » bimensuel et des rencontres non organisées. La connaissance progressive de chacun·e des membres du collectif, l’intérêt réel pour le bien être de chacun·e et l’envie de construire un lieu apaisé et ressourçant nous permet de désamorcer rapidement toute source de mécontentement et éviter les conflits.

    Et si finalement la bonne connaissance de l’autre, par la permaculture humaine, l’intelligence collective, l’implication de chacun·e était une des clés de la réussite d’un habitat partagé ?

    Parmi les clés de la réussite, il y a également les projets collectifs ! Nous en parlerons dans un prochain article.

  • Un avant goût d’automne

    Un avant goût d’automne

    Saule boutures et repiquages – les rameaux de saule osier

    Bon c’est un peu tôt, octobre/novembre semble plus recommandé pour la plantation, mais nous avons sauté sur l’opportunité d’acheter tous les rameaux de l’année issu d’un saule, âgé de 25 ans, taillé en têtard, venant d’un hameau de notre commune à quelques kilomètres à peine.
    Un tour de remorque, et vient le moment d’organiser toute cette ressource vivante et locale.

    Un mètre, un sécateur (et dans l’idéal une serpette mais nous en avons pas encore…) et voici les utilisations possibles :

    jeunes pousses de Saule
    Jeunes pousses de Saule

    Des très jeunes pousses à repiquer ici et la (et bien plus qu’il n’en faut).

    Si vous habitez près de chez nous, n’hésitez pas à venir en chercher, c’est donné de bon cœur 🙂

    Des brins d’1m50 à 2 m pour tenter une haie tressée de saule vivant

    brins de Saule à tresser
    brins de Saule à tresser
    Branches de Saule à replanter
    Branches de Saule à replanter

    Des piquets, tuteurs et brin pour haie tressée…

    et toutes nos autres idées… Quelques branche de 2m, de divers diamètres, à tenter de replanter, pour les conduire nous aussi en têtard et peut être produire nous même cette quantité de ressources à l’année…

    Voilà de quoi donner envie d’apprendre la vannerie !

    Il ne nous reste plus qu’à mettre en œuvre ce tuto intéressant sur la création d’une haie d’osier vivante : https://jardinoscopeprat.canalblog.com/archives/2019/02/04/37069973.html

    Cette haie servira à protéger (ou pas?) notre potager des chevreuils. Cette année, ils n’ont fait aucun dégât. Le filet à mouton rouge et vert autour du potager à peut être eu un effet dissuasif suffisant ?

    Dans tous les cas, l’idée est de faire une clôture végétale autour du potager, donnant à nos espaces communs extérieurs un charme supplémentaire. Cette haie permettra également d’appliquer l’effet bordure de la permaculture, et donc favoriser (encore un peu plus) le développement de la biodiversité.